dimanche 29 juillet 2012

Fumer du pot dans une boite de pick-up

Samedi soir, Mike Boy et moi, on s'en va au Star Bar, à Ste-Foy. C'est un bar pour les cégépiens ou, au mieux, les universitaires et principalement pour les gars à casquettes et pitounes de cette catégorie d'âge. Même si ça cadre pas vraiment avec mon champ d'intérêt, ça me tente d'essayer quelque chose de différent.

Ça fait qu'on arrive vers 21h45 dans un bar très tranquille. On sait pas trop trop si ça vaut la peine de rester là, mais on se prend quand même un pichet pis une table de billard sur laquelle on joue laborieusement.

Un gars avec un pichet d'eau pis une clé attachée dans le cou vient me voir pour me demander si ça nous dérange qu'il nous regarde jouer. Le gars a l'air un peu retardé. Il me dit qu'il a juste 711$ dans son compte qui est sous tutelle pis qu'il a pas d'argent pour s'acheter de la bière. Quand je lui demande qu'est-ce que ça veut dire "sous tutelle", il me répond que sa grand-mère est venue lui porter des paquets de hot-dogs pis qu'après ça, ceux qui gèrent son appartement ont mis son compte sous tutelle. Oooooh sweet fuck, quelle histoire sans queue ni tête. Je sais que c'est pas beau de rire du monde slow-motion ou autiste mais comme le gars colle un peu trop, je peux pas m'empêcher de me penser ben bon avec mes coups de billard complètement nuls et je lui dis que je suis dans une ligue semi-professionnelle sur la rive-sud.

Ensuite, un gars qui s'entraine avec Mike Boy vient nous rejoindre. Je lui parle pas beaucoup, mais il intercepte plein de gars qui s'entrainent avec lui au gym. Ce qui fait qu'on finit par tomber sur deux gars avec qui on jase. À un moment donné, on perd de vue l'ami de gym de Mike pis on se retrouve seuls avec les deux gars. Celui que je surnommerai plus tard le leader nous demande si on veut aller fumer du pot avec eux dehors. Je lui demande si c'est du pot ou du crack et il me demande si je suis malade parce qu'il a juste 22 ans et que, j'imagine, on commence à fumer du crack plus tard que ça.

On se retrouve donc au pick-up du gars dans le stationnement. Je lui demande si on va fumer toute la gang dans son pick up pis il me répond qu'il y a pas assez de place. Je lui propose donc qu'on s'asseoit dans sa boite, ce qui lui semble une excellente idée. Ça fait qu'on se ramasse 4 gars assis sur les rebords d'une boite de pick-up à fumer le calumet de paix. Je suis tellement nul avec les principes généralement reconnus de consommation de drogue que je vire la pipe à l'envers pour l'allumer et je découvre que la gravité s'applique au contenu de la pipe.

Des filles passent dans le stationnement et le leader fait des tentatives d'approche de gars cool du style : "Salut, ça va?". Pour ma part, je tente un "Salut, on n'est pas gais", ce qui ne semble pas faire l'affaire du leader. Il a même l'air un peu fâché et, du haut de ses 22 ans, m'apprend que lorsqu'on parle aux filles, faut juste être cool et pas dire de niaiseries. Intéressant enseignement. D'autres filles passent pendant qu'on continue de fumer et comme je suis starté, je me mets à dire : "Ok, y'a des filles drette là. Faut pas que je leur dise qu'on est gais, FAUT PAS QUE JE LEUR DISE QU'ON EST GAIS!". Je me trouve complètement hilarant mais cet enthousiasme n'est pas partagé par tout le monde dans la boite.

Je commence à perdre complètement le fil un peu avant ou après cette séance de fumage de drogue. J'imagine que le pot marche à merveille pour moi parce que je ne me sens plus là et je dis une impressionnante quantité de conneries, principalement reliées à l'homosexualité.

Exemple:

Je danse sur une plate-forme avec le deuxième gars qui n'est pas le leader. Il me demande où je suis allé et je lui réponds que je suis allé chier. Il part à rire. Je lui réponds que j'aime pas ça chier chez nous parce que ça pue donc je fais ça ailleurs. Il me demande où est parti Mike Boy et je lui dis qu'il est lui aussi allé chier (oh boy, c'est moins drôle et même un peu humiliant de revenir là-dessus le lendemain, mais à ce moment là, je me trouve très drôle). Je dis aussi plein d'autres conneries et le gars me dit que je lui fais penser à Jean-Thomas Jobin et il me dit qu'il le trouve très drôle. Je lui demande si ça veut dire qu'il veut fourrer avec moi, auquel cas, je suis pas intéressé parce que je suis pas gai. OH BOY. ET AINSI DE SUITE. Je me rappelle pas tout ce que j'ai dit mais je pense qu'à peu près tout ressemblait à cet extrait là donc le fait d'entretenir une discussion avec moi était peine perdue.

Un peu plus tard, on retourne fumer dans la boite du pick-up de notre nouvel ami.
Je pense que c'était pas vraiment nécessaire pour moi d'en prendre davantage mais quand la soirée prend une tournure particulière, je pense que c'est nécessaire d'aller de l'avant pour compenser pour toutes les soirées plates, qu'elles soient passées ou à venir.
Euh... Je pense que je passe ensuite un moment sur la piste de danse mais j'ai pas de souvenirs particuliers reliés à cet endroit. Je sais qu'à un moment donné, on a reproduit tous les moves d'un vieux monsieur qui dansait tout seul sur une plate-forme. On était donc quatre gars, trois par terre et un sur la plate-forme à côté du bonhomme, à faire la même chorégraphie.

Plus tard, le leader me demande si je suis vraiment gai parce que j'arrête pas de parler de ça depuis le début de la soirée. Je lui demande ce qu'il aimerait que je lui dise. Il me dit qu'il veut juste entendre la vérité. Puis, il me confie qu'il a déjà essayé ça avec un gars pour voir. Il l'a fourré pis il s'est fait sucer. Il me demande comment je trouve ça pis je lui dis que c'est fif. Le gars est outré: "Va chier!". Je lui réponds que s'il a inséré sa graine dans un trou non destiné à cet effet, c'est fif. Je pense que ça fait pas son affaire. En tout cas, moi je suis amusé par ce revirement de situation même si, comme tout le reste, c'est pas si drôle que ça le lendemain.

Plus tard, je vais voir des filles pour leur demander si elles ont une cigarette à nous vendre au gros prix. Elles me répondent dans un dialecte que je ne comprends pas. Peut-être 10 secondes plus tard, je comprends qu'elles m'ont répondu en anglais, ce qui me laisse comprendre que je suis sans doute très gelé. Une fille se met à jaser à Mike Boy et pendant la discussion, je lui demande si elle le trouve de son goût. Même si elle semble plutôt saoule, elle me répond que oui. Je finis par les pousser doucement l'un vers l'autre (en ayant une main dans le dos de chacun) pis ils finissent complètement collés et partent ensemble 15 ou 20 minutes plus tard. Je les suis jusqu'à la rue Nérée Tremblay et demande à Mike si je l'attend pour repartir. Il me dit qu'il va prendre un taxi pour revenir chez lui. Je suis bien content pour lui et j'espère qu'il va scorer.

Et c'est à peu près ainsi que se termine ma soirée: tout seul et gelé dans un stationnement de Ste-Foy.

6 commentaires:

  1. Arrete de sortir dans les bars tu vas fucker toute une génération!! ( PS j'ai bien ri )

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  2. Tes vraiment un gars spécial......... PS j'ai bien ri!

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  3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  4. Il faut clairement se fumer un joint et jammer ensemble (drum & guitare). Je suis en vacances jusqu'au 13 août, si mais tu as des dispos, t'as mon mail. A+

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