mercredi 30 juillet 2014

Voyage en Grèce

Pour l’année 2014, je m’étais fixé comme objectif d’aller au Pérou pour gravir le Machu Picchu. Après tout, j’allais avoir 35 ans et il me fallait faire quelque chose de spécial pour l’occasion.
Après un peu de réflexion et des discussions avec Aimepé, laquelle était plus ou moins charmée par le Pérou, il a été décidé d’opter plutôt pour la Grèce, pays dans le top 3 des endroits au monde où il y a le plus de vestiges historiques.
J’ai souvent entendu dire que Athènes était pas une belle ville. Que c’était sale, que c’était super pollué, etc. J’imagine que c’est encore vrai. Mais dans mon livre des 1001 endroits à visiter dans le monde, y’a genre 25 ou 30 affaires à voir en Grèce et la plupart sont autour d’Athènes (installations des premières olympiques, vers 700 avant Jésus-Christ, premier stade Olympique des jeux modernes en 1896, Parthénon, Acropole, etc). Toutes des affaires qui ont eu beaucoup d’impact sur l’évolution de l’humanité au cours des 2500 dernières années.
C’est quand même hot de pouvoir dire qu’on est exactement au même endroit que Socrate ou Platon. Ok, j'ai pas de poster de Platon dans mon sous-sol comme j'en ai de Sting, mais ces deux philosophes ont quand même réveillé l'humanité endormie.
Plein de gens disent que les plus beaux endroits à voir en Grèce sont les iles. Or, pour voir les iles, faut faire de la croisière en sacrament. Les plus belles iles sont à 10 heures de bateau d’Athènes, ce qui te gruge un voyage quand tu pars juste 8 jours.
Bref, il faut faire des choix, et on a opté pour la Grèce continentale. On va se louer un char pis on va se promener sur le continent. On va entre autres aller voir l’endroit que je désire le plus voir : les Météores. Ce sont de très hautes colonnes de rochers sur lesquels sont perchés des Monastères. Ça a l’air spectaculaire en maudit.
À part Athènes et les Météores, que voir? Je sais pas encore. Mais la beauté de l’affaire, c’est qu’avec un char, on part un peu n’importe où pis on arrête là on a le goût d’arrêter. On peut tomber sur un beau petit village tranquille pas spécifié dans les guides de voyage et manger une bonne tentacule au goût du pays.
Comme à chaque voyage précédent, je vais faire un itinéraire proposant la route à suivre à chaque jour du voyage, avec les kilomètres parcourus et les attractions à visiter. Quand je pars, je pars pas longtemps, mais c’est assez chargé pour revenir avec plein de souvenirs. N’oublions pas que j’ai fait le tour de l’Islande en 2 jours, en chauffant 10-12 heures par jour (ce qui était un peu abusif, je dois l’avouer).

Bref, on a acheté nos billets cette semaine, et on part cet automne!
Après ce voyage, j’aurai vu trois pays d’Europe, soit l’Espagne, l’Islande et la Grèce. Comme prochaine étape, j’aimerais vraiment changer de continent. Idéalement, j’irais en Amérique du Sud (Pérou, Argentine ou Chili) ou bien en Afrique du nord (Égypte, Maroc ou Tunisie).

dimanche 27 juillet 2014

Maudit qu'le monde est beau

Il y a quelques années, j'étais un très grand fan de karaoké. Je fréquentais d'ailleurs régulièrement deux bars karaokés de St-Romuald: Le Petit Prince et le Globe.

J'aimais beaucoup aller dans ces endroits pour chanter mes tounes préférées. La clientèle faisait dur, chantait régulièrement du Éric Lapointe ou du Marjo mais ne se prenait pas au sérieux. Ça faisait changement des discothèques.

Faut dire qu'à cette époque, je connaissais pas vraiment les petits bars cools, tels que ceux de la rue St-Jean à Québec. J'avais donc l'impression que la seule alternative valable aux discothèques étaient les bars karaokés. J'ai éventuellement été écoeuré d'entendre chanter "Marie-Stone", "Illégal" pis "La rue principale" et j'ai fini par délaisser les karaokés...

Hier, après plusieurs années d'abstinence, je suis retourné au Globe avec des amis du boulot. Ça faisait probablement 5 ans que j'étais pas rentré là mais l'endroit avait pas changé. Autant pour le look de la place que pour la clientèle et les tounes qui sont chantées.

Maudit qu'le monde est beau dans les karaokés.

Un de mes potes présents était accompagné d'un ami. Difficile de décrire le gars en question, mais tous se sont entendus qu'après une poignée de main et 10 secondes d'échange, on a réalisé que quelque chose clochait avec ce type (regard confus, propos décousus, insistance bizarre). Certains pourraient qualifier ce genre d'étrange ou de bizarre. Pour ma part, je le qualifierais d'osti de fucké. Un autre de mes amis avait une théorie intéressante: peut-être avait-il été échappé à la naissance.

Au cours de la soirée, j'ai appris que le gars venait de se faire cocufier par sa blonde et que ça l'avait shaké pas mal. Pour moi, ça tenait pas la route. Le gars était bien trop fucké pour qu'un élément isolé et récent explique pareille personnalité.

Heureusement, il a passé la soirée à jaser avec d'autres gens, donc j'ai pas été pogné pour l'endurer. Mais j'ai quand même eu affaire à lui un peu et j'ai même dû partager mon micro avec lui à deux ou trois reprises. À chaque fois, il scrappait encore plus la toune qu'elle ne l'était déjà. Et tout le monde se demandait ce qu'il était en train de faire pendant qu'il chantait pendant les bouts instrumentaux des chansons.

Sans doute en sacrament après la vie de s'être fait cocufier, j'imagine qu'il a flairé une opportunité lorsqu'une grosse de 350 livres a fait son arrivée dans le bar. Probablement qu'il s'est dit qu'il allait pouvoir fourrer une fille peu regardante pour expulser son trop-plein.

Donc, notre joyeux luron est allé s'asseoir avec la grosse et son amie à l'allure relativement fuckée. Répétons que la clientèle des karaokés est généralement constitué d'une clientèle pouvant correspondre à la tranche la plus laide des clients d'un bar normal. Ces deux filles cadrent bien avec la tranche de qualité inférieure dont je viens de faire mention.

Chose surprenante et fort révélatrice, après deux minutes de discussion, la grosse et son amie se sont retournées vers notre table en nous jetant des regards perplexes: "Est-ce qu'il prend de la drogue votre ami?" ont-elles demandé.

Notre pauvre type est revenue un peu plus tard, la queue entre les deux jambes. Il a tristement dit qu'il avait été "rejeté par la grosse". Quand même une grosse de 350 livres, te trouve fucké et veut pas de toi (le gars était quand même pas laid, probablement même beau pour certaines filles), c'est que t'es un osti de fucké.

Voici quelques échanges ayant eu lieu lors de la soirée. Ces derniers permettent de mettre en lumière la nature des échanges avec ce type.

Ce premier échange a lieu environ 30 minutes après mon arrivée. Quelques personnes et moi trouvons déjà que le gars est bizarre. Je m'adresse à mon pote pour lui dire.

Moi: Hey, ton chum, y'est tu en train de faire une psychose?
Lui: Non, y'est comme ça tout le temps.

Les trois échanges ci-dessous ont lieu vers la fin de la soirée. Pendant que je suis avec Aimepé, le type se tient près de nous et me dit des choses qui ont pas rapport et qui n'ont aucun lien avec quelque discussion que ce soit. J'entreprends alors de lui répondre avec des phrases tirées de chansons de Céline Dion. Ma stratégie fonctionne bien car à chacune de mes répliques, le gars trouve rien à redire pendant quelques instants.

Lui: Bonne chance, vous le méritez et faut continuer comme ça.
Moi: L'amour soulève des montagnes.

Lui: L'honneur, c'est important, il faut vivre sa vie avec honneur.
Moi: Incognito, je recommence ma vie à zero.

Lui: Blablablablabla.
Moi: Tout l'amour du monde, ne vaut plus rien, si tu es loin de moi.

lundi 21 juillet 2014

Remords pour le lit de mort

Sur Facebook, je suis tombé sur un lien qui porte à réfléchir. Ça résumait ce qu’une infirmière a récolté de plus fréquent comme “regrets sur le lit de mort”.
Peut-être que mes cours de philosophie du Cégep ont fait grande impression chez moi, ou peut-être est-ce le film “La société des poètes disparus”.Chose certaine, je suis préoccupé depuis longtemps par le futur, et ultimement, la fin de la vie. Donc, ces regrets généralement partagés par les êtres humains sont susceptibles de m’aider à cheminer avec mon anxiété jusqu’au bout de cette merveilleuse randonnée en montagne qu’est la vie.
Voici donc le top 5 des confidences. J’y joins mes commentaries.
1-    J’aurais souhaité avoir le courage de vivre une vie fidèle à ce que je suis
En lisant ça, la première affaire à laquelle je pense, c’est à un homo qui passe sa vie dans le déni en se privant ainsi de séances de baises mémorables avec des gros bats bien shaftés et bien nervurés.
Sinon, autrement que pour les questions d’orientations sexuelles (sujet encore parfois tabou en 2014), pas mal tout le monde peut faire ce dont il a envie en autant qu’il ne provienne pas d’une ostie de famille de crinqués du genre: “J’étais médecin alors fils,tu seras médecin”.
Je n’aurai certainement pas ce genre de regrets plus tard.

2-    J’aurais souhaité ne pas travailler si fort
J’ai passé un sacré bout de temps, contre mon gré, à occuper des emplois où la charge de travail était nettement insuffisante pour le temps dont je disposais. Depuis quelques temps, je suis beaucoup plus occupé, mais pas de là à dire que je travaille trop fort pour savourer la vie. Évidemment, j’aurais des ostis de plus beaux souvenirs pour plus tard si je passais mes moments actuels à jouer au globe-trotter et à tirer des rhinoceros au Kenya ou à harponner le béluga ou une autre espèce en voie de disparition en Alaska. Mais personne peut faire ça, à part ceux qui gagnent à la loterie ou qui sont des enfants de putains de riches. Et encore là, les enfants de putains de riches reprennent souvent l’entreprise familiale et font comme leurs parents (toujours plus de cash et toujours moins de loisirs).
Pas de regrets à l’horizon pour moi encore une fois.

3-    J’aurais souhaité avoir le courage d’exprimer mes sentiments
Ma vie, du moins, les 10 dernières années, a été une succession de sentiments exprimés. Ça m’a souvent libéré et ça m’a parfois causé du tort. Ainsi, dans mon cas, je risque plutôt de dire: “j’aurais dû garder plus de sentiments pour moi”.
OK, au niveau des sentiments positifs, je pourrais faire mieux (dire à mes proches que je les aime), mais je pense que, lorsque je ne leur dis pas, je sais leur montrer.
J’aurai peut-être quelques légers regrets à ce niveau dans le futur, mais rien de trop lourd.

4-    J’aurais souhaité garder le contact avec mes amis
Ben oui, j’aurais souhaité garder le contact avec mes amis. J’aurais aimé ça, mais mes amis avaient mieux à faire!
Ça, c’est un des sujets de la vie qui me rend le plus amer, mais bon, ça prend au moins un motif d’amertume pour chaque être humain.
J’ai pas été plus rejeté ou plus abandonné qu’un autre. J’ai souvent flushé du monde avant même qu’ils ne me flushent. Mais y’en a d’autres qui ont perdu de l’intérêt pour moi et la relation s’est effacée tranquillement. Récemment, je pensais écrire un texte qui allait s’intituler : “Ces amis qui ne me manquent pas”. Et j’avais le goût de me lancer dans ce texte en nommant tous ces amis qui ne me manquent pas. Mais je suis tellement rendu une ostie de moumoune que je me serais dit qu’ils allaient pouvoir tomber là-dessus et vouloir me nuire dans la vraie vie après coup. Les chances sont pourtant infimes, mais c’est ça une moumoune. D’autres pourraient dire que je fais enfin preuve d’un peu de considération mais il n’en est rien.
La plupart des amis que j’ai perdu de vue ne me manquent pas. Pantoute. J’étais rendu au bout du rouleau de papier de toilette qui symbolisait notre amitié (au début, le rouleau est bien garni mais plus le temps passe, moins y’a de matière, et finalement, y’a plus rien). Y’en a quelques uns qui me manquent. Pas beaucoup. Mais sans doute deux ou trios. Ce qui me déçoit le plus là-dedans, c’est le manque de considération. Ce sont ceux qui se sont mis à chocker les invitations à repetition, ou bien qui m’ont laissé tomber à la dernière minute à plusieurs reprises. On a tous au moins un ami comme ça. Et quand c’en est un qui a de la valeur pour nous, ça nous rend amer.
Il faut se faire à l’idée: les amis vont et viennent.
J’aurai probablement quelques regrets à ce niveau. Mais je suis et serai possiblement surtout en osti après certains d’avoir fait leurs choix de vie (job et/ou blonde, bien souvent) en excluant le reste.

5-    J’aurais souhaité me permettre d’être plus heureux
Je suis pas particulièrement expressif. Plusieurs me qualifient de pince-sans-rire. Je suis pas non plus un grand jovialiste, et je trippe rarement comme un malade sur une activité.
Les moments où je suis le plus heureux? Quand je joue de la musique, quand je fais du vélo dans un endroit tranquille, quand je sors dans un bar et que je déconne. Je peux d’ailleurs déconner plus que 95% de la population, quand je suis motive. On pourrait donc dire que ce sont mes moments de liberté qui me rendent heureux.
Pour se permettre d’être heureux, faut se connaitre et savoir où mettre l’accent. Je me connais assez bien et je sais que je cherche davantage la connaissance ou la discipline que le plaisir dans la vie.
J’aime le fait de mieux maitriser d’année en année la façon dont fonctionne la planète. Je ne pense pas que ça me rend heureux, mais ça me rend satisfait. Je cherche donc plus à être satisfait qu’heureux. Je suis pas génétiquement programmé pour le bonheur doux et paisible. Je suis génétiquement programmé pour autre chose, c’est tout. J’accepte mes limites. Et ça me derange pas vraiment. Je suis bien avec ce que je suis, c’est juste que ce que je suis n’est pas particulièrement bien avec ce qu’est le monde.
Peut-être quelques regrets à ce niveau. Je sais pas trop. Je pense que je suis fidèle à ce que je suis donc si je devenais jovialiste ou un modèle de positivisme, j’aurais l’air fake en sacrament.
Donc voilà pour ce qui pourrait me trotter dans la tête sur mon lit de mort.
À condition bien sûr que je ne meure sur un lit de mort.

samedi 19 juillet 2014

L'utilisation de Facebook

J'ai beau avoir 35 ans et être actif sur Internet depuis 10 ans, mon approche dans mes écrits n'a pas vraiment changé.

J'ai un blog depuis près de 10 ans et j'y écris toujours un peu n'importe quoi: ce qui m'écoeure, ce que j'aime, ma philosophie, mes expériences, des anecdotes, etc. On peut ne pas aimer mes propos ou les trouver cave mais on ne peut pas trouver que ça manque de diversité (sur le long terme en tout cas).

Même chose sur Facebook. J'écris sans doute plein de trucs qui n'intéressent pas les gens, mais mes interventions sont variées. 

Y'a quelques années, Facebook me gossait assez sérieusement avec tous ces ti-counes qui avaient 250 amis sans les connaître. Je me faisais le devoir d'être le plus sélectif possible quant à ceux que j'acceptais sur Facebook. Aujourd'hui, je me suis adouci. En fait, je m'en fous.

De toute façon, la plupart des gens sont assez discrets sur Facebook. Plusieurs gars sont carrément muets. Plusieurs filles s'expriment à l'occasion mais de façon modérée. Donc le monde se garde en général une petite gêne.

Y'a toutefois quelques filles qui me gossent pas mal. Ce sont généralement celles qui changent leur photo de profil régulièrement et qui, sur chacune d'elle, sont dans un bar, un verre à la main. Elles parlent de leurs grosses semaines de travail pis de leur joie de tomber en congé pour faire la fête avec les amies. Des photos de pitounes dans des bars, à répétition. Et plus la fille est vieille, plus ça me gosse (vieille = en haut de 25 ans).

Je pourrais aussi parler de celle qui se vante de ses sacoches Louis Vutton ou Burburry ou je sais pas quoi achetées aux Etats-Unis. Pis qui se plaint de ses enfants qui braillent. Bref, qui parle de la vie uniquement sous deux angles: Son bonheur de s'acheter des choses ou de faire des voyages, ou ses bonheurs et malheurs relatifs à sa vie de mère. En d'autres mots, ça parle juste d'ELLE.

Au bout du compte, je peux rester plus général sans donner de cas spécifiques: Ce qui me fait le plus chier avec Facebook, c'est de voir du monde s'exposer comme si leur vie banale méritait la rédaction d'une biographie.

Mais tout le monde a sans doute 4-5 amis comme ça sur sa liste. Donc on partage tous la même souffrance.

lundi 14 juillet 2014

Festival d'été 2014: Suite et fin (Blondie, Billy Joel, Third Eye Blind, Bryan Adams pis un osti de classement final de la mort de tout ce que j'ai vu

Blondie et Billy Joel
Même si on entend encore assez régulièrement du Blondie à Rock Détente, ce groupe peut facilement être qualifié de « has-been ».
En 1978, c'était peut-être hot pour certains d'écouter du Blondie, mais en 2014, c'est un groupe mené par une vieille madame dans la soixantaine qui n’a plus énormément de voix (en a-t-elle déjà eu?), qui porte des lunettes fumées sur scène et qui essaie d’avoir l’air cool. Bien sûr, le groupe a quelques gros hits, mais ce ne sont pas des tounes qui ont traversé les générations, à part ces pauvres enfants forcés à écouter les postes de rock contemporain par leurs parents.
Ce qui est le plus pathétique dans la prestation de Blondie, ce sont les nombreuses tounes pendant lesquelles sont projetés des vidéoclips des années 70 ou du début des années 80 dans lesquels on voit la chanteuse de Blondie, jeune et séduisante.  Ce qui chez moi a été perçu comme « je me raccroche au moment de ma carrière où j’avais de quoi qui accrochait le public ».
Parce qu’asteur, y’a plus rien pour accrocher le public chez Blondie. Faudrait qu'elle chie dans les hôtels comme Michèle Richard pour qu'on ait le goût de parler d'elle. Notons que le moment fort de la soirée a pour moi été lorsqu’elle a repris « Fight for your rights » des Beasties Boys.
Cote Penetrator: 5 pénétrations sur 10
En ce qui concerne le programme principal de la soirée, j’avais d’assez grandes espérances par rapport à Billy Joel. Le gars a probablement une vingtaine, sinon une trentaine de hits au billboard. De quoi remplir une prestation de 2 heures d’innombrables succès faisant fredonner la foule.
J’espérais d'ailleurs le voir ouvrir son show avec « Angry young man », une toune avec du piano super rapide et très cool. J'espérais voir Billy Joel pianoter comme l'osti de coké qu'il a déjà été.
Le show n’a pas commencé comme je l’espérais, mais ça a tout de même débuté fort avec « My Life » et « Pressure », deux tounes dont peu de gens connaissent le nom. Plusieurs connaissent toutefois l’air. Ce fut un très bon début de show.
Par la suite, malheureusement, ça s’est gâché. Billy Joel s’est mis à enchainer les tounes de cabaret mélangeant jazz et blues. Ça manquait vraiment de punch. Il a gardé pour la fin 2-3 de ses plus gros (Piano man et We didn’t start the fire) mais j’étais déjà parti à ce moment là. La prestation a été super professionnelle et bien rendue, mais le choix des tounes était pas à la hauteur.
Cote Penetrator: 7 pénétrations sur 10
Third eye blind en première partie de Bryan Adams
Ah Third Eye Blind et mon adolescence. Mon adolescence passée à écouter autre chose que du Third Eye Blind.
J’ai jamais détesté leur plus gros hit qui s’appelle « Semi-charmed life » mais je l’ai jamais particulièrement aimé non plus. Je m'en allais donc là en me disant que j'allais passer un moment acceptable.
La prestation du groupe a été pas pire, mais comme tant d’autres premières parties, tout le monde s’en foutait. Le meilleur bout de la soirée a pour moi été lorsque le groupe a repris la fin de  « Stairway to heaven » (le bout heavy metal de la toune).
C’est pas compliqué, durant ce festival d’été, les meilleurs bouts de toutes les premières parties ont eu lieu lorsqu’il y a eu un cover de vieille toune.
Cote Penetrator: 6 pénétrations sur 10
Bryan Adams a bien fini le festival d’été. Jusque là, j’avais été déçu à plus ou moins grande échelle par à peu près tous les shows que j’avais vus. Mais Bryan a sauvé le festival en offrant une prestation composée presque exclusivement de hits (estimation rapide : environ 20 tounes sur 25 ont été des succès à la radio). Bryan a joué 7 tounes de Reckless, son meilleur album et le plus rock d’entre tous. Il a aussi joué des tounes de pas mal tous ses albums qui ont pogné. On a pu entendre du vieux stock comme « This Time » (une toune que j’aime toujours entendre live), « Cuts Like a Knife », « Straight from the heart » et même des vieux succès qui ne jouent plus à la radio comme « One Night Love Affair » ou « Hearts on Fire ». C’était un show axé sur le rock et pas sur les ballades donc je pense que la foule en a eu pour son argent malgré les quelques grosses averses qui s’abattaient sur nous à intervalles irréguliers.
Bryan s’est adressé à la foule en français la plupart du temps et nous a fait savoir que nous étions selon lui la meilleure foule du Canada. Je crois que ça venait du fond du cœur car le public était en feu et connaissait par cœur les paroles de plusieurs tounes.
Pendant Everything I Do, I do it for you, la moitié des gens avaient leur cellulaire dans les mains et l’effet était incroyable. J’avais l’impression qu’il y avait un spotlight d’allumé derrière moi mais non. C’était 10 000 ou 20 000 cellulaires qui se dirigeaient vers la scène.
Pour moi, Bryan Adams est un peu brûlé. Je l’ai trop écouté et plusieurs de ses tounes ont trop joué à la radio. Par contre, pour un gars de presque 55 ans, sa performance a été excellente. Le choix des tounes était tout aussi excellent et le lien avec la foule aussi. Bref, je n’ai pas grand-chose à reprocher à ce spectacle et ça me surprendrait qu’une personne de l’assistance puisse dire que c’était un mauvais show. C'est le seul artiste qui a pour moi combiné les trois éléments suivants: BONNE PRESTATION - BON CHOIX DE TOUNES DANS LE RÉPERTOIRE - ÉNERGIE DÉPLOYÉE ET CHARISME GÉNÉRAL.
Cote Penetrator: 8,5 pénétrations sur 10
Mon ordre final des programmes principaux auxquels j'ai assité (notons que l'ordre n'est pas séquentiel car certains shows étaient trop médiocres pour succéder immédiatement à d'autres shows dans un ordre de grandeur):
1-      Bryan Adams
3-      Journey
7-      Billy Joel
9-      The Killers
24-      Lady Gaga
 

mercredi 9 juillet 2014

Festival d'été 2014: Young the giant et The Killers

Mardi soir, sur la scène des plaines d'Abraham, c'était Young The Giant suivi des Killers.

Je connais pas Young the Giant. Je les ai écouté pendant peut-être 45 minutes pis j'ai réalisé que j'avais pas le goût de les connaitre. C'est un genre de REM moderne mais moins accrocheur. Y'a pas une seule toune qui m'a intéressé. Si bien que j'ai passé la quasi totalité de leur performance à jaser avec les gens avec qui j'étais. Si ce groupe passe à l'histoire un jour, ce sera le boutte de la marde.

Ensuite, c'était The Killers. Quelques jours auparavant, le groupe s'était produit dans le cadre d'un spectacle payant (au Capitole je crois) et un "ami" facebook avait écrit sur son "compte facebook" que ça avait été le "meilleur" show de "sa" vie. Avant de lire le commentaire, j'avais le goût d'assister au show, mais après l'avoir vu, je me suis dit qu'il fallait absolument que je sois là car ça allait sûrement être "au moins" pas "pire".

Malheureusement, la vie nous reserve parfois de mauvaises ou d'ordinaires surprises. Cette fois, ce fut une surprise ordinaire. Car le show des Killers a selon moi incarné de façon resplendissante la signification du terme "ordinaire". Quelques tounes étaient bonnes, mais la plupart étaient ordinaires. J'ai qualifié leur prestation comme un avant-goût de ce qui jouera à Rock Détente dans 5 ans. Eh oui, les Killers c'est vraiment pas si rock que ça finalement. C'est du rock à tendances "séduction de jeunes femmes". Y'a rien de particulier à souligner de la performance du groupe, hormis le fait que le chanteur est probablement très beau pour plusieurs filles.

Honnêtement, bien que je sois moins beau que ce chanteur, je pense que j'offre une meilleure prestation quand je vais jouer à la Ninkasi. J'imagine toutefois que des milliers de fan des Killers seraient en désaccord avec mes propos et me considéreraient extrêmement prétentieux. Heureusement, je regarde les statistiques de lecture de mes derniers textes ici et les risques de déclencher une émeute avec mes propos sont inférieures au zéro absolu.

Les deux meilleurs moments du show ont pour moi été lorsque le groupe a fait une reprise de Bad Moon Rising de CCR et la fin du spectacle. Oh oui, la fin. Quand les gens que j'accompagnais ont décidé de crisser le camp parce que c'était trop plate, j'ai ressenti un grand soulagement. J'allais pouvoir traverser la foule en étant accompagné par des gens qui allaient me permettre de me frayer un chemin. Et j'allais pouvoir partir de ce show qui m'endormait.

Dans un texte antérieur, je disais que le meilleur show de ma vie a été celui de Roger Waters. Un des pires a été celui de Steve Winwood (possiblement ex-aequo avec celui de Steve Hackett, l'ex guitarist de Genesis). Eh bien les Killers seraient directement au milieu, entre ces deux extrêmes. En d'autres mots, je me rappelerai longtemps de Roger Waters et de Steve Winwood, mais je ne me rappelerai bientôt plus des Killers.

Je sais que certaines personnes ont trippé à fond sur le show. Mais tous ceux qui étaient avec moi ont eu l'air de s'emmerder autant que moi. Et puis la foule autour de nous avait pas l'air de tripper non plus.

En entendant des gens dire que le show avait été écoeurant, je me suis dit que j'étais peut-être mort par en-dedans. Heureusement, le souvenir de masses de gens dans un état catatonique me fait comprendre que si tel est le cas, mon état est partagé par un pourcentage significatif de l'assistance d'hier soir.

Cote Penetrator: 6 pénétrations sur 10

lundi 7 juillet 2014

Festival d'été 2014: Journey et le Steve Miller Band

J'ai des souvenirs assez lointains de Journey: j'ai reçu leur greatest hits autour de 1994, dans ma batch de CD reçus via la Maison Columbia. J'aimais beaucoup ce groupe à l'adolescence. D'ailleurs, pendant que mes compagnons d'école écoutaient du Nirvana, du Soundgarden ou ben du gros rap de marde, moi j'écoutais des greatest hits des années 80. J'écoutais Journey, Bryan Adams, The Police, Meat Loaf et même, je l'avoue avec honte, du Ace of Base (mais principalement parce que je trouvais que la chanteuse blonde était vraiment belle dans le vidéoclip de "The Sign").

Bref, ce dimanche soir 6 juillet, Journey donnait un spectacle au festival d'été. Et même si le chanteur original avait été remplacé par un chinois des Philippines (un peu débandant), je me suis dit que je devais être là.

En première partie, on avait droit au Steve Miller Band. Je connaissais les hits du groupe, mais rien d'autre. C'était quand même assez bon pour un groupe de vieux de 70 ans. J'aime pas mal la toune "The Joker" (Some people call me the space cowboy...) et je suis capable d'apprécier 3-4 autres succès. Steve Miller offre une bonne performance, mais il est un peu gossant avec ses interventions avant presque chaque toune dans le genre: "Now, this is a song from the 1973 album SPACE COWBOY, it's called THE JOKER!". En d'autres mots, ce type nomme l'album pis l'année reliés à la toune en mettant l'accent sur les mots importants. On croirait entendre Mike Gauthier.

Chose étonnante, Steve Miller Band a trois numéro 1 au Billboard et plusieurs autres tounes au top 40. Pour sa part, le groupe Journey n'a aucun numéro 1. Leur plus grand hit a été "Open arms" qui ne s'est rendu qu'à la deuxième position. Assez surprenant de voir qu'une première partie puisse être assurée par un groupe ayant eu des succès plus importants au top 40 que le programme principal.

Enfin, pour ce qui est de la prestation de Journey, voilà le portrait: le show commence en force avec trois hits: "Be good to yourself", "'Separate ways" et "Anyway you want it". Ensuite, on sort de plus en plus de mon greatest hits. On a droit à des solos de pianos et des solos de guitare sur des tounes qui ont plus ou moins rapport et qui s'étirent un peu trop. Le guitariste profite de son long solo tout seul pour jouer des bouts du "O Canada" au travers d'une improvisation qui s'étire. Jusque là c'est pas si pire, mais on finit par entendre plein de tounes ordinaires issues d'albums plus récents. La foule s'en sacre. La foule veut entendre Don't stop believin.

La performance est très rock. Le chanteur (un chinois des Philippines, je le répète) chante pratiquement comme le chanteur original de Journey. Il porte des pantalons de cuir, se donne à fond et saute partout sur scène. C'est vraiment énergique.

Les musiciens, quant à eux, ressemblent à des Éric Lapointe de 60 ans (veste de cuir, lunettes fumées, grosses chaines ou bagues). Malgré leur face qui ne me revient pas vraiment, ils s'adressent à tour de rôle à la foule en prenant le micro et semblent sympathiques.

Quand arrive enfin Don't stop believin, soit la toune que tout le monde attendait, la foule capote. On dirait que tout le monde connait les paroles par coeur. J'ai l'impression que 30 000 personnes chantent en même temps que le chanteur. C'est très cool.

Mais dès que la toune est finie, je me dirige vers la sortie, tout comme probablement 50% des spectateurs (même si le show est pas encore fini). Oh oui, j'avais bien raison, les gens étaient là pour Don't stop believin et pouvaient partir l'esprit tranquille par la suite. Tout ce qui manquait, c'était une projection de Tony Soprano au restaurant, pour faire cadrer la toune avec la dernière scène des Sopranos dans laquelle la toune est utilisée.

Donc, je quitte les plaines pour retourner à mon auto. Sur le chemin du retour, je passe à côté de la scène du pigeonnier et qu'est-ce que j'entends? J'entends Don't stop believin chantée sur cette scène.
Et je réalise que c'est Marc Dupré, monsieur zéro personnalité artistique, qui est en train de chanter la toune avec probablement une de ses protégées de l'émission La Voix. Quel osti de pas bon. Y'a dû demander à un de ses chums qui était au show de Journey de lui téléphoner quand la toune Don't stop believin allait être jouée pour qu'il ramasse à son show à lui tous les spectateurs qui quittaient. Évidemment, je ne suis pas dupe et poursuis mon chemin. Je viens d'entendre la toune chantée par un vietcong, j'ai pas besoin de l'entendre chantée par un imitateur incapable de composer une power balad qui a vraiment du power.

Dis moi si tu aimes Marc Dupré, je te dirai si j'ai le goût d'être ton ami.

Cote Penetrator: 7,5 pénétrations sur 10 (pour Journey et le Steve Miller Band, pas pour Marc Dupré)

dimanche 6 juillet 2014

Je lève mon verre

Avez-vous déjà porté un toast à la mort de quelqu'un? C'est pas un geste particulièrement élégant, car l'être humain est conditionné à faire preuve de réserve devant la mort des gens, même ceux qu'on n'aime pas particulièrement.

Mais moi, j'ai porté un toast avec une amie cette semaine, quand j'ai appris qu'il n'en restait pas pour longtemps au putain d'enfoiré qui m'a trainé en cour, ainsi que mon père, ainsi que 4 de ses voisins de chalet et sans doute un nombre élevé d'autres gens qui n'avaient probablement rien fait de mal, souvent pour des motifs ridicules.

Je ne peux que ressentir une certaine satisfaction. Et encore plus de mépris pour ce type qui aura passé les dernières années de sa vie à se metre à dos tous ses voisins en les poursuivant à tour de rôle. Faut le faire: laisser à ses héritiers un chalet entouré de gens qui se sont faits harceler, insulter et poursuivre par le légataire. Comment rendre service à ses proches.

Ma satisfaction est principalement liée au fait qu'on n'aura plus la menace pendante d'une nouvelle poursuite pour des raisons débiles comme de l'avoir regardé passer devant nous.

Aussi, je me dis que ça va faire une charogne de moins sur la terre. La pire charogne que j'ai personnellement connue.

Ça va pourrir vite sous terre une charogne comme ça.

samedi 5 juillet 2014

Festival d'été de Québec: Lady Gaga

Me voilà ce vendredi soir, assis dans une pente des plaines d'Abraham pour attendre Lady Gaga, artiste que je n'aime pas particulièrement mais qui pourrait offrir une prestation spectaculaire au niveau visuel.

En attendant que le show commence, on a droit à une première partie. Il s'agit du groupe "Tegan and Sara", deux soeurs jumelles lesbos de Calgary.

En partant, le groupe commence avec une toune assez accrocheuse avec du gros clavier qui rappelle des groups des années 80 comme Cindy Lauper ou Duran Duran. C'est pas mal bon. Je suis pas nécessairement sous le charme, mais pour une première partie, c'est excellent. J'avais jamais entendu parler de ces filles et c'est une belle découverte. De plus, les filles ont fière allure et je peine à les imaginer se faisant cisailler ou brouter la moquette par une autre fille. Enfin, en 2014, faut avoir l'esprit ouvert. C'est juste que j'ai été élevé avec Freddy Mercury et Elton John comme icones gaies et pour moi, quand on est gai et qu'on fait de la musique, faut avoir l'air fucké en criss.

Vers 21h45 peut-être, Lady Gaga entre en scène avec 15-20 minutes de retard. Ça fait environ 2h30 que j'ai le cul assis sur ma pente. C'est pas le gros confort, mais les gens autour sont pas trop nombreux ou pas trop déplaisants donc c'est au moins ça.

Donc, Lady Gaga entre en scène déguisée en papillon. Ou bien en araignée. Ou bien en oiseau. En fait, j'ai aucune idée de la nature de son déguisement. Les deux filles avec qui je suis sont aussi embêtées que moi. Et la toune en arrière plan ressemble plus à du bruit qu'à une toune.

Les 3 premières tounes de la prestation sont pas très bonnes. Y'a pas de musiciens sur scène. C'est juste du gros beat électronique préenregistré et des danseurs qui entourent Lady Gaga en faisant rien de spécial. Comble du tabarnac, Lady Gaga a l'air de faire du lipsync à la planche (pendant ses tounes, elle crie des trucs comme "Let's go Quebec city!" en plein milieu d'un refrain où la voix qui chante la mélodie continue). De plus, y'a comme pas de changements d'intonation ou d'émotions vocales particulières comme on les entend habituellement live. Bref, le chant ressemble beaucoup trop à un CD pour que j'aie l'impression d'être devant une artiste qui chante pour de vrai (sauf en des rares occasions comme sur la toune "Born this way" que Lady Gaga a chanté seule au piano).

Je me demande ce que je fais là!?!?! Je me le demande avec des points d'exclamation pis des points d'interrogation. C'est pas mon style de musique, y'a à peu près pas de musiciens sur scène, pas d'effets visuels, pas de pyrotechnie pis en plus les chorégraphies apportent rien de special en offrant une prestation chaotique. Je pourrais faire des putains de chorégaphies mieux que ça si on me fournissait 4-5 gars en bedaine et le même nombre de plottes déshabillées. Peut-être pas mieux que ça, mais plus divertissantes pour le public.

C'est pas mauvais. C'est juste ordinaire. Pis autour de moi, personne a vraiment l'air de tripper, sauf pendant la toune "Bad Romance".

Si Lady Gaga passe à l'histoire, je donnerai ma putain de langue au chat. Oui, elle a beaucoup de talent vocal, mais ses accoutrements ridicules apportent rien car l'histoire se répète d'année en année avec du linge aussi fucké que la fois d'avant pis que la fois d'avant. Pour moi, ce fut un show banal dans l'histoire de tous les shows que j'ai vus dans ma vie.

Très loin derrière Roger Waters, durant la tournée The Wall de 2012 ou Rush, un an ou deux avant. C'était quand même mieux que d'autres shows, comme celui de Steve Winwood ou de Steve Hackett (deux des shows les plus décevants de ma vie), mais c'était somme toute ordinaire.

Rien de mieux que la cote penetrator pour remettre les choses en perspective:

Cote Penetrator: 6 pénétrations sur 10 pour Lady Gaga et 8 pénétrations sur 10 pour Tegan and Sara.

mardi 1 juillet 2014

Piscine publique

Les piscines publiques m'ont toujours un peu dégoûté: plein de gens, plein de blessures en contact avec l'eau, plein de plasters qui flottent, des jeunes et moins jeunes qui pissent allègrement dans l'eau, d'autres qui se mouchent, qui éternuent, d'autres qui sont juste sales et qui en profitent pour se laver...

Malgré mon dédain, ça fait environ 2 ans que je vais à l'occasion à la piscine publique du quartier avec mon gars. Comme tout parent qui a un minimum de bon sens, je veux que mon gars sache nager et c'est à peu près le seul endroit où il peut pratiquer en attendant qu'on l'inscrive à des cours de natation.

De plus, ces jours-ci, y fait chaud que le criss. Aujourd'hui, par exemple, la température ressentie était de 40 degrés.

Ça fait que depuis 3 jours d'affilée, je me rends à la piscine du quartier avec mon gars. Et depuis cette série de 3 journées, je recommence à être un peu dégoûté, même si ça allait au cours des deux derniers étés.

J'ai remarqué que la clientèle de la piscine était constituée de gars de shops ou d'apparences de BS (quoi que ce serait surprenant qu'il y ait beaucoup de BS car j'habite dans un quartier de classe-moyenne-supérieure puisque 95% des gens possèdent une maison). Des gars bedonnants de 30-35 avec plein de tatous sur les épaules et les bras. Leurs grosses blondes qui pèsent 250 livres, qui ont des piercings sur les sourcils pis qui sacrent après leurs enfants. Parfois, des odeurs émanant probablement de ces gens, circulent sur la piscine. Pis y'a des plasters qui flottent sur l'eau.

Ouais, c'est quand même un peu dégueux. Une chance qu'ya du chlore. Pis que j'ai une douche chez moi pour enlever ces dépôts de gens dégueulasses qui pourraient rester sur ma peau.

Si je deviens un grand fan de baignade (ce que je n'ai jamais été de ma vie), je songerai à m'acheter une piscine. En attendant, je vais payer le garage qui va me coûter assez cher et je vais tenir des statistiques sur quelques années à savoir si ça vaut vraiment la peine de mettre 10 000$ sur une piscine.