samedi 18 janvier 2014

La super crampe spontanée

Quand j'ai appris que j'aurais à passer un examen de reclassement pour mon poste upgradé, je me suis dit qu'une bad luck allait survenir.

Soit que j'allais pogner la gastro ou la grippe ou qu'un de mes parents allait faire un infarctus la veille de l'examen. Bref, cet examen important sur lequel reposait en partie ma carrière représentait l'incarnation du cauchemar récurrent de ma vie depuis la fin du secondaire.

Le dit cauchemar est le suivant: après une année scolaire où tout se passe bien, je me retrouve aux examens du ministère de fin d'année et j'ai un blanc de mémoire qui me fait tout oublier la matière,  ce qui fait s'écrouler ma diplomation et mon avenir (c'est un cauchemar que je fais au moins une fois par année depuis près de 20 ans).

Or, jeudi soir, vers 17h30, je sens que j'ai un pied engourdi. J'enlève mon bas, je touche à mon pied pis on dirait que j'ai une crampe. Au fil de la soirée, ça s'améliore pas du tout. Mon pied est de plus en plus inconfortable, si bien que vers 19h, je me déplace tel un unipède, en sautant sur mon autre pied. Jamais de ma vie je n'ai eu de crampe de pied durant plus de 2 minutes. Cette fois, la crampe durera au bas mot 6 heures. Je n'ai absolument rien fait de particulier pour que cette crampe se produise spontanément.

Après une brève discussion à ce sujet, ma mère vient me porter des anti-inflammatoires vers 21h. Ancienne infirmière et un peu manipulatrice émotive, elle essaie de me convaincre d'aller à l'urgence parce que selon elle, mon pied est rouge, chaud et enflé (bactérie mangeuse de chair). Elle ne me dit pas explicitement ce que ça pourrait être, mais son discours sous-entend deux cas vécus par deux de mes cousins (bactérie mangeuse de chair).

Oui, mon pied est un peu enflé, mais pas beaucoup. Je suis convaincu à 95% que c'est musculaire parce que j'ai mal partout en dessous du pied, surtout lors des flexions du pied. D'ailleurs, j'ai déjà eu une petite infection au pied pis c'était pas mal plus localisé que ça. Mais bon, comme j'ai un osti d'examen super important le lendemain matin, que ma mère me gosse, qu'Info-Santé m'a dit de m'en aller à l'hopital une heure après avoir pris mon anti-inflammatoire si la situation ne s'est pas améliorée pis que je voudrais pas y aller à 3h du matin, je décide de laisser ma mère m'accompagner à l'urgence.

Je suis en sacrament après la vie: je vais à l'urgence une fois par 3 ans et, sur 1000 jours entre mes visites, ça vient de tomber lors de cette calisse de soirée où j'avais prévu me coucher à 21h30 et prendre ça très relax. Le lendemain matin, ma carrière est en jeu. Non pas que je me retrouverai sans emploi si je coule l'examen, mais je vais perdre mon poste et être relocalisé ailleurs, pis ça me tente crissement pas.

J'ai rien fait de mal pour que ça arrive. Pas de mouvement déplacé, rien. Ça m'est arrivé comme ça. Comme une putain de combustion spontanée mais en moins pire.

Je suis arrivé à l'urgence de Charny à 21h45 et j'en suis ressorti vers 23h15, ce qui est tout de même rapide. Ma mère est revenue me porter chez nous pis je me suis couché à minuit.

J'ai pas si mal dormi. Le lendemain matin, ma crampe était pratiquement disparue. L'examen s'est pas si mal passé. L'adrénaline a compensé pour mon sommeil modeste.

Si je coule, ça sera probablement pas à cause de mon coucher tardif parce qu'intellectuellement, j'étais présent.

Mais quand même, la vie m'a joué un criss de tour de cochon pis je suis pas prêt de lui pardonner pour ça.

2 commentaires:

  1. C'était quoi finalement selon le médecin ?

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  2. Une crampe, ou quelque chose qui s'y apparente... L'examen a pris une minute pis merci bonsoir.

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