mercredi 7 juillet 2010

Marie-Z a besoin d'aide

L'autre jour, je lisais le courrier de Louise Deschâtelets et une fille racontait que son nouveau chum avait été accusé de pédophilie avec ses propres enfants mais que c'était un chum merveilleux. Malheureusement, elle avait des enfants, elle aussi, et sa mère lui avait déconseillée de faire entrer un pédophile dans sa vie. La fille hésitait parce que son chum était tellement merveilleux avec elle qu'il lui était impossible de l'imaginer en train de pédophiler des enfants.

Comme c'est souvent le cas dans le courrier de Louise, j'avais trouvé cette histoire complètement débile. Je me suis dit que je pouvais inventer quelque chose d'encore plus cave. Alors j'ai décidé d'écrire une histoire de marde pour m'occuper et m'inciter à parler d'autre chose que de la température de 41 degrés celcius avec le facteur humidex qu'on a ces temps-ci.

Le but est de voir si Louise Deschâtelets répond vraiment à n'importe quoi.

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J'ai récemment rencontré un homme merveilleux: il s'habille avec goût, a un emploi très payant dans le domaine du carton, possède une luxueuse voiture dotée de l'air climatisé, possède une dentition impeccable et un charme à faire fondre tous les glaciers de l'océan pacifique!

Depuis que je l'ai rencontré, je flotte sur un nuage. Nous faisons de longues balades sur les artères les plus en vue de Montréal avec sa décapotable, mangeons dans de très bons restaurants et discutons jusqu'aux petites heures du matin de nos passions communes que sont l'argent et la mode. Je trouve en lui tout ce que je n'ai jamais réussi à trouver chez un homme. À sa pensée je frémis et je peux affirmer que je traverse présentement la plus belle période de ma vie.

La seule ombre au tableau, c'est qu'en fouillant dans une armoire, j'ai trouvé une arme à feu. Me surprenant sur le fait, mon copain m'a affirmé qu'il ne se servait de l'arme qu'en de très rares occasions, lors de matchs amicaux de roulette russe. Il a ajouté que cette occupation lui procurait des entrées d'argent permettant de mener un solide train de vie.

Il m'a rassurée en me disant que je devais voir cette arme comme un simple outil gagne-pain, au même titre que les bottes d'acier du menuisier ou la matraque du policier. De plus, selon lui, la réputation de dangerosité qu'on attribuait aux armes à feu était largement surfaite.

J'ai été soulagée… jusqu'à ce que je discute de cet épisode avec ma meilleure amie. Cette dernière semblait horrifiée à l'annonce de la nouvelle et m'a appris que mon homme pouvait assez sérieusement mettre sa santé en danger avec ce passe-temps peu orthodoxe.

Je ne sais plus qui croire. Et je me demande ce que je devrais faire? Je ne voudrais pas détruire cette relation basée sur du solide en brimant mon copain dans le choix de ses passes-temps personnels. Je voudrais encore moins réduire son niveau de vie qui nous permet de passer de si bons moments ensemble.

Marie-Z.

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