mercredi 31 octobre 2012

Halloween 2012

Fiston dans son costume d'Invincible (Pixar)
Cet Halloween 2012 s'est déroulé sous une température de restant de tornade américaine.

En fait, pendant la journée, c'était pas si mal. Mais durant la période entre 18h et 19h, soit le moment où tout le monde passe l'Halloween en même temps, y s'est mis à mouiller pas mal pis j'ai fini par me dire que c'était plus vraiment le fun.

Cette année, on est passés dans deux quartiers: le nôtre pis un quartier luxueux de St-Nicolas situé sur une falaise. Je voulais aussi aller chez Pierre-Karl Péladeau qui demeure maintenant aussi à St-Nicolas, mais l'entrée de son domaine était pas décorée, ça fait que je me suis abstenu. Maudit cheap: ça fait des téléréalités pour le peuple pis ça se bat contre l'acquisition d'Astral Média par Bell supposément pour le peuple mais c'est même pas capable de donner une boite de Lindt aux enfants de son quartier...

Dans notre quartier, y'avait de la vie. Faut dire que 8 maisons sur 10 sont occupées par des familles ayant au moins un enfant en bas de 10 ans. Ça fait que ça circulait pas mal dans la rue, même s'il mouillait qu'el criss. On a fait environ une dizaine de maisons et la récolte a été assez bonne. Encore cette année, une des plus grosses maisons de la rue et une des plus décorées (avec du sang sur la porte pis des décorations qui viennent pas du Dollarama) était la maison la plus cheap pour les bonbons. Ailleurs, c'était assez uniforme par contre. Je pense que mes deux voisins ont fait des extras pour mon garçon. Un genre de boni de proximité, ce que j'essaie aussi d'appliquer pour les petits voisins que je reconnais.

Après, on est allés dans le quartier luxueux en haut d'une falaise à quelques kilomètres de la maison. Depuis que j'ai un enfant, je réalise que tout l'intérêt de l'Halloween est d'aller sniffer dans des quartiers où y'a des maisons qui valent une fortune sans avoir l'air d'un voleur. Ça permet de rentrer sur des terrains de riche pis de cogner sur des portes en bois massif où y'a des caméras ou bien des claviers numériques pour entrer une combinaison qui débarre la porte. Pis après ça, pendant quelques secondes, tu peux voir en-dedans de la maison. Tu peux voir les gros escaliers en colimaçon qui sont au centre de la maison pis tu peux respirer l'air des gens riches. Tu peux essayer d'évaluer dans le temps d'une poignée de bonbons combien ça peut avoir coûté d'avoir juste installé cette porte là où bien le pourcentage de ton revenu annuel représenté par le minime pourcentage de la maison que t'as sous les yeux.

Ce quartier du haut de la falaise abrite la plus grosse maison que j'ai vue depuis euh... 5 ans. Je dirais peut-être que c'était la plus grosse maison que j'ai vue dans toute ma vie, mais je suis pas certain, ça fait que je dis "depuis 5 ans". Enfin, disons qu'il y a de la place pour au moins 50 pièces dans cette maison qui éclaire comme un petit village. Y'a un garage triple pis y'a une entrée clôturée pas mal longue. Probablement que le cabanon était en brique et logeait comme la moitié de ma maison, mais je l'ai pas vu. Enfin, j'ai pas de photo à fournir mais je pense que pas mal n'importe qui serait impressionné à la vue de cette incroyable demeure. Je l'ai pas vraiment été pour les bonbons récoltés même si c'était correct comme récolte. C'est juste que quand tu rentres dans une maison qui vaut au moins 3 ou 4 millions, tu te dis que tu vas avoir pour au moins 20$ de bonbons.

Ce fut le punch luxueux de cet Halloween 2012. Et de mon année 2012 au complet tant qu'a y être.


samedi 27 octobre 2012

Considérer le consommateur comme acquis

Steve Jobs disait que le plus grand problème de Microsoft était son manque de goût.

Personnellement, ça me disait pas grand chose. J'ai jamais analysé en profondeur ce que les diverses compagnies informatiques offraient. Est-ce que Dell est mieux que HP? Aucune idée. Est-ce que Explorer était mieux que Netscape? No sé. Est-ce que Linux est mieux que Windows? Je le sais tu moi, j'ai jamais vu Linux de ma vie. Et ainsi de suite.

Ça fait que j'ai jamais trippé sur Windows, mais je trouvais pas ça nécessairement laid. Faut dire que c'était pas mal le seul système d'exploitation post-DOS que j'ai connu donc, faute de comparables, je trouvais ça correct.

Mais là, le nouveau Windows 8 qui vient de sortir, ça me fait capoter de voir à quel point c'est laid et à quel point on dirait que le design remonte au début des années 90.

En plus de le voir sur la page d'accueil d'Hotmail (vu qu'Hotmail appartient à Microsoft), je le vois dans mon publi-sac, chez tous les détaillants d'électronique qui ont sacré ça en front page de leur circulaire, comme si c'était attirant.


Y'a tu vraiment quelqu'un qui trouve ça beau? Si oui, manifestez-vous, je vais vous ridiculiser en public. C'est tu ça qui s'appelle s'asseoir sur ses lauriers pis considérer le consommateur comme acquis?



jeudi 25 octobre 2012

Nommez-nous vos forces et vos faiblesses

En entrevue, la question "Pouvez-vous nous nommer vos forces et vos faiblesses?" est la question classique. Si on se prépare pour une entrevue, c'est normalement la première question à laquelle on se prépare étant donné sa prévisibilité extrême.

Une question si prévisible a t-elle toujours sa place?

Ça dépend de la façon dont on voit les choses. On peut se dire que l'effet de surprise de la question est nul. Par conséquent, on devrait obtenir des réponses prévisibles et possiblement dépourvues d'intérêt.

On peut aussi se dire que n'importe quelle question nous permettant d'en apprendre un peu sur la personne face à nous peut avoir sa place. Et par-dessus tout, si une personne se plante sur une question comme celle-là, c'est pas bon signe. Se planter sur le conventionnel, c'est un retrait assuré.

Je me rappellerai toujours le gars qui avait répondu que sa plus grande faiblesse était qu'il était "trop perfectionniste". Défaut qui pourrait être modifié par n'importe quelle autre qualité à laquelle on ajouterait préalablement le suffixe "trop".

Je sais pas pour vous, mais avec moi, ça marche pas pantoute. En fait, je pense que vous êtes pas mal caves si A-c'est le genre de faiblesse que vous nommez en entrevue ou B-si vous trouvez que c'est une bonne idée pour votre prochaine entrevue. Pour ma part, ça manque d'honnêteté pis d'humilité. Dis-moi le que t'es impatient ou que t'es pas bon en maths. Si t'ajoutes un contexte qui te fait pas paraitre pour un débile, je vais trouver ça franc pis tu vas partir avec une bonne longueur d'avance sur quelqu'un qui répond "trop perfectionniste".

Mais enfin, aujourd'hui, j'ai pénétré un tout autre univers. J'ai posé la question a quelqu'un pis on m'a répondu la faiblesse suivante: "Le matin, j'ai besoin de mon thé."

C'est tout. C'était la seule faiblesse de la personne.

La question que je me pose maintenant c'est : "Est-ce que cette personne a interprété le mot "faiblesse" comme "j'ai un faible pour"?

Que ce soit le cas ou non, cette réponse me laisse toujours perplexe. Je pense que je vais y réfléchir encore longtemps. Parce que selon ma conception des choses, le thé a pas sa place dans une entrevue. Et encore moins dans la section "forces et faiblesses". 

samedi 20 octobre 2012

Un bol de pisse

Les anglais appellent ça de la "Food for Thoughts", nous on appelle ça de la "Matière à réflexion".

J'ai relu un peu "L'art de la guerre" et j'ai retenu quelques passages intéressants:

  • Lorsque vous êtes en mesure, feignez l'incapacité, lorsque actif, l'inactivité.
  • Lorsque vous êtes près, faites croire que vous êtes loin, lorsque loin, que vous êtes près.
  • Offrez à l'ennemi un appât pour le flouer puis lui porter un coup.
  • Lorsque l'ennemi se concentre, préparez-vous contre lui. Lorsqu'il est en force, évitez-le.
  • Provoquez la colère des généraux de l'ennemi, puis créez de la confusion (si le général est colérique, insultez-le et enragez-le pour qu'il soit irrité au point d'avoir l'esprit confus et d'attaquer sans plan).
  • Feignez l'infériorité et encouragez l'arrogance de l'ennemi.
  • Si un général est incapable de contrôler son impatience et qu'il ordonne à ses troupes d'escalader les murs ennemis comme des fourmis, un tiers d'entre eux seront tués sans prendre la cité (on parle ici de murailles de l'Antiquité, donc sans doute pas de très hautes murailles).
On ajoute l'exemple suivant: À une époque lointaine, un Empereur et un Général étaient en guerre. à cette époque, il était de coutume d'échanger des présents avant les batailles. Or, l'Empereur a demandé au Général de lui livrer un bol de vin. Le Général lui a plutôt fait livrer un bol de pisse, ce qui a enragé l'Empereur, lequel a décidé d'attaquer immédiatement la cité en ordonnant à ses troupes d'escalader les murs pour engager le combat.

Les corps de ses hommes se sont empilés et après 30 jours de combat, la moitié de son armée était perdue.

Le bol de pisse est un exemple que j'adore.

jeudi 18 octobre 2012

L'acharnement d'un vieillard débile

Aux échecs, une des choses les plus difficiles est d'apprendre à ne pas réagir trop rapidement lorsqu'on se fait bouffer des pièces importantes. La nature humaine veut qu'on a instantanément le goût de contre-attaquer et c'est habituellement lors de ces moments d'impulsivité qu'on fait des gaffes.

"Ah ben mon tabarnac! Tu viens de bouffer ma tour... Je m'en viens bouffer ta reine pis ça sera pas long."

On veut faire encore plus mal que le coup qui nous a été porté. Mais on perd de vue la stratégie tranquille du début de la partie. On oublie la partie dans son ensemble et on focalise uniquement sur un objectif précis qui est celui de faire le plus de mal possible.

Ou, si je voulais y aller directement au lieu d'user d'une métaphore, je dirais: "La vengeance est un plat qui se mange froid".

J'en suis à cette réflexion car j'ai aujourd'hui reçu une contravention d'environ 160$ pour avoir conduit un 4 roues sans casque. On se rappellera qu'en juin dernier, j'avais eu une engueulade avec notre voisin de chalet qui m'avait collé avec son auto pendant que je me promenais en 4 roues. Il aurait facilement pu me blesser ou peut-être même me tuer si j'avais freiné. Ensuite, le dit voisin a envoyé la police chez mes parents et nous a poursuivi en cour pour qu'un mandat de paix soit émis contre nous parce qu'il avait soit-disant peur pour sa sécurité.

La contravention réfère à cette journée là. Quatre mois plus tard. Tsé, y'a aucun policier qui m'a pogné sur le fait. C'est donc le voisin qui a fait des pressions sur la police pour qu'un ticket me soit envoyé. Mais je me plisse la face à essayer de comprendre comment un ticket peut m'être envoyé 4 mois après les événements et par un policier qui n'était pas là.

Suite au procès perdu par ce chic type, il a porté plainte à la ville contre mon père pour sa cabane à bois de chauffage qui était selon lui trop près de la haie de cèdres séparant les deux terrains. Une plainte complètement débile de gars qui cherche des poux et qui calcule des millimètres pour écoeurer les autres avec des règlements municipaux. Après vérification, les limites étaient respectées et la plainte fut rejetée. Le voisin a également demandé à mon père de faire couper à ses frais un arbre sur le terrain du voisin qui menaçait de s'effondrer sur le chalet de mes parents. Encore là, le voisin y est allé d'une fausse déclaration disant que l'arbre était situé sur la frontière des terrains et que ce n'était pas sa responsabilité de le couper. Après vérification, l'arbre était bien sur le terrain du voisin. Cet imbécile s'est peinturé dans le coin. En écrivant une lettre à mon père spécifiant que l'arbre était dangereux, il n'a fallu que vérifier sur quel terrain était situé l'arbre pour déterminer à qui revenait la responsabilité de le couper. Pis comme c'était évident que l'arbre était sur son terrain, voilà maintenant le voisin responsable d'éviter un accident en faisant couper à ses frais un arbre déclaré par lui-même comme étant dangereux pour le chalet de mes parents.

Notons également toutes les fois après le procès où le voisin s'est arrêté en voiture tout près du chalet de mes parents pour regarder des choses ou sortir de son auto pour prendre des notes éparses relatives au terrain de mes parents, histoire de faire un peu d'intimidation.

Comme un gars qui a pas peur pantoute pour sa vie genre.

Ce type a plus de 65 ans, est malade et est complètement enragé. S'il était en santé et dans la fleur de l'âge, ça pourrait facilement être le type de gars a venir crever mes pneus ou me menacer de mort. C'est un harceleur. Et qu'est-ce qu'on fait avec ça un harceleur? On agit en tapette pis on tend l'autre joue?

Je le répète depuis des mois: ce gars a passé sa vie à mettre les gens en position défensive. Tout ce qu'on peut faire, c'est de passer en offensive pour le mettre en position défensive. Il arrêtera jamais. Il est vieux, il est malade, il est haït de tout le monde pis il continue quand même à faire chier l'univers pour n'importe quelle niaiserie. C'est un vieux criss de déchet aigri et hargneux. Comme le vieux monsieur dans les contes de Noël qui est riche mais qui passe ses fêtes tout seul parce qu'il a passé sa vie à être un criss de sale.

Ce gars nous déteste probablement encore plus que je le déteste, ce qui n'est pas peu dire. Parce que moi, je l'haïs mais je pense pas à lui jour et nuit et je cherche pas mille moyens de le faire chier au quotidien comme lui essaie de le faire. Je suis persuadé que pour un coup porté, il y a au moins 5 essais de son côté.

Ça fait que je vais payer mon ticket. Pis je vais prendre une grande grande respiration. Pis je vais lire au complet "L'art de la guerre" de Sun Tzu et tenter de l'appliquer du mieux que je peux. Il y a quelque chose à faire avec ce livre là. Parce que l'art de la guerre, c'est pas juste tuer du monde avec des mitraillettes ou envoyer des lettres d'avocat pour menacer d'un procès. Y'a aussi une importante partie de psychologie ou de manipulation. Cette histoire est une partie d'échecs. Même si je voulais faire un effort pour qu'il en soit autrement, ça n'y changerait rien. Ma bonne volonté (inexistante dans ce cas-ci) ne pourrait avoir aucune issue face à un vieux porc qui veut qu'on sacre notre camp à tout prix.

Ça fait que vu que c'est pas beau d'écrire des choses violentes sur Internet, je vais simplement dire que j'espère que sa haine hors proportions va le dévorer par en-dedans pis qu'il va finir par pourrir. Lui, c'est clair que je vais aller pisser sur sa tombe. Et peut-être même chier. Je vais faire le cimetière au complet pour la trouver pis je vais m'organiser pour avoir mangé des pruneaux avant.

Pis je dis pas ça pour faire un punch de fin de texte.

samedi 13 octobre 2012

Le fruit du dragon, goûté et expliqué pour vous, vous permettant ainsi d'économiser 5$ (quand le fruit est au plein prix)

J'étais chez Métro pis j'ai vu que les fruits du dragon étaient en spécial à 2,50$ l'unité. C'était cher, mais comme le plein prix semblait tourner autour de 5$ l'unité, je me suis dit que c'était le moment ou jamais pour acheter cet étrange fruit dont je me calissais.

C'est bien beau gaspiller son argent avec des choses non-essentielles. Mais je voulais au moins savoir ça goûtait à peu près quoi. Tsé, si ça goûtait comme un avocat ou un navet, je l'aurais pas acheté, même si l'économie avait été de 80%. Ça fait que j'ai lu la notice explicative qui spécifiait que le fruit était doux, légèrement sucré et avait d'étonnantes propriétés digestives. Un fruit au goût pas trop dérangeant et qui fait chier en plus, excellent, j'achète.

Ça fait que je l'ai mis dans mon petit panier pis, de retour à la maison, j'ai tenté de faire de cette dégustation un moment privilégié père-fils.

Au final, j'ai pas mal tout mangé tout seul puisque mon fiston était peu intéressé. Grosso modo, le fruit ressemble un peu à un kiwi. C'est l'intérieur qui se mange, idéalement avec une cuillère. C'est blanc pis y'a des petites graines. Le goût est effectivement très doux. En fait, ça goûte pas grand chose mais c'est quand même pas mauvais.

Par contre, faudrait être cave (OU RICHE) pour en mettre dans une salade de fruit. Car au prix que ça coûte pis à l'absence totale d'apport que ça pourrait avoir, ce serait un move dépourvu de bon sens.

Cote Penetrator: 7 pénétrations sur 10 (ou 5 sur 10, au plein prix).

jeudi 11 octobre 2012

Penetrator pénètre la Californie du Sud-Ouest

La Californie, c'est le vent, c'est la mer comme disait Julien Clerc.

La maison (ou l'ex-maison) de Bill Murray.
Penetrator dit que la Californie, c'est le soleil, le ciel bleu pis les itinérants.

San Diego, c'est beau. Mais je sais pas, me semble qu'il manque un petit quelque chose. Me semble qu'il manque du San Francisco. Me semble que j'ai l'impression d'avoir eu une cible en avant de moi pis d'avoir mal visé.

Mais bon, c'est quand même un bel endroit. Y'a de la belle température pis des beaux magasins américains à rabais comme le Big Lots pis le Marshalls où j'ai pu m'acheter des espadrilles Columbia à 43$ avec la taxe au lieu de 120$ chez Sports Experts dans notre belle province de marde surtaxée du calisse.

On a fait un road trip de deux jours. On est allés à Los Angeles. On s'est rendus un peu plus loin que Los Angeles en fait, soit jusqu'à Malibu. J'avais trouvé des adresses de stars sur Internet et je voulais voir leurs maisons. Ça fait qu'à Malibu,on a retracé la maison de Bill Murray qui est tout à fait accessible, soit directement sur le bord de la rue. Je sais pas s'il habite encore là par contre car il y avait une affiche "For Lease" sur le bord de la maison. En tout cas, il a habité là pendant un moment à tout le moins. J'aurais facilement pu aller cogner à sa porte en prétextant une erreur d'adresse ou pour demander si je pouvais aller pisser. Ça aurait été amusant.

Conduire sur Muholland Drive, ça donne ça.
Ensuite, on s'est rendus à Beverly Hills, soit plus précisément sur Mulholland Drive, rue très sinueuse arpentant les collines dominant Los Angeles. De nombreuses stars de cinéma ont habité et habitent encore sur cette rue. Par exemple Marlon Brando, Warren Beatty, Jack Nicholson, Madonna et sans doute un paquet d'autres. La rue n'est pas très belle (autant au niveau de la qualité de l'asphalte que du décor) et assez dangereuse à conduire. Les maisons sont difficiles à voir puisque dissimulées derrière des clôtures et des haies de cèdres. J'avais encore là noté quelques adresses, dont la maison de Jack Nicholson. Mais je n'ai pas pu la trouver bien que notre GPS indiquait clairement qu'on était rendus à destination.

Ensuite, on est partis à la recherche du Walk of Fame, soit la rue où un million de stars ont leur étoile. C'est situé sur Hollywood Boulevard (peut-être à 10 km de Mulholland Drive). Y'a rien de très intéressant en fait. C'est juste des étoiles avec des noms dessus. J'ai quand même pu voir l'étoile de Bryan Adams, notre plus grand rocker canadien. Pis j'ai aussi vu un itinérant nus pieds, avec les pieds noirs. Des fois, on se demande si on est face à un vrai homeless, mais lui, avec ses pieds noirs, j'avais aucun doute. Ça m'a fessé.

La rue ayant donné la meilleure vue sur le signe d'Hollywood.
Ensuite, on a essayé de trouver les lettres d'Hollywood. On les a trouvées avec le GPS. Mais on a essayé de se rapprocher sans succès. La route qui montait dans la montagne avec le signe ne donnait aucune vue acceptable. Donc il a fallu se contenter de notre photo vue d'en bas de la montagne.

ENSUITE, CAR UN ENSUITE N'ATTEND PAS L'AUTRE DANS CE TEXTE, pour la nuit, j'avais réservé un hôtel à Palm Desert, endroit inconnu jusqu'à ce jour là. C'était pourtant une très belle ville construite dans le désert. Tout était propre, tout était luxueux. Notre hôtel était top notch.

Un arbre de Joshua dans le parc de Joshua.
Le lendemain, on est allés se promener dans le parc Joshua Tree. Je voulais le visiter d'abord et avant tout parce que c'est le nom du meilleur album de U2 et ensuite parce que mon guide de voyage disait que c'était un parc incontournable. En arrivant par le sud, le parc était vraiment de la grosse marde. J'étais très déçu de mon move et je reniais l'album de U2 en me disant que c'était une belle gang de caves d'avoir nommé un album en l'honneur d'un parc aussi plate. Mais après quelques dizaines de kilomètres, on a fini par voir de la végétation particulière, puis des Joshua Tree, puis des grosses montagnes de grosses roches très spéciales. Je suis allé en grimper quelques unes pis c'était très cool. Ça a quand même pris pas mal de temps avant de voir de quoi d'intéressant mais ça a fini par porter fruit.

Grosses montagnes de grosses roches dans Joshua Tree.
Ensuite, on est allés à Palm Springs, pas très loin de notre point de départ du matin, soit Palm Desert. Palm Springs, c'est la capitale des éoliennes parce qu'il doit y avoir au moins 1000 sinon 10 000 sinon un milliard d'éoliennes sur le bord de l'autoroute qui traverse la ville. À Palm Springs, il y a aussi un tramway aérien qui monte à près de 9000 pieds d'altitude jusque dans une montagne des Monts San Jacinto (écouter l'album de Peter Gabriel datant de 1982 pour la chanson "San Jacinto"). On a monté pis c'était spectaculaire en simonac. Y'a que 5 ou 6 tours pour supporter le tramway aérien. Chacune de ces tours est à flanc de montagne et le dénivelé est assez spectaculaire. C'est à faire par tout visiteur.

Surprise socio-culturelle du voyage: les Californiens conduisent plutôt bien. Les gens sont civilisés sur la route, ça ne conduit pas trop vite. C'est beaucoup moins stressant que j'aurais pu le penser. Et y'a pas tant de Mexicains que ça. En fait, y'a plus d'asiatiques selon moi. Le niveau de vie semble assez élevé pas mal partout. C'est sûr que par contre, y'a des itinérants aux pieds nus et noirs pour compenser...

Avec ce voyage, j'aurai visité les 4 coins de l'Amérique du Nord, soit le Québec, la Floride, Vancouver pis la Californie. J'ai complété mon quadrilatère. Je suis à la recherche d'une nouvelle forme géométrique.

Idéalement phallique.