Comme je ne suis pas très inspiré par ma propre existence par les temps
qui courent, je vais vous mettre à jour sur la situation de Mike Boy.
Après tout, il y a un bon moment que je ne vous ai pas entretenu de cet
attachant personnage ayant réussi à séduire bon nombre de blogueuses
(Virge, Vanou, Pupuce, etc...), en épater certains (Célibataire Poche)
et en mener d'autres au seuil de l'hilarité générale (Gharl) au cours du
45Nord du 23 mars dernier.
Eh bien Mike Boy est en amour. Il a
récemment découvert une jeune femme travaillant au 4ème étage duquel il
est tombé éperduement amoureux, en ne sachant que son nom. Selon sa
confession, à chaque fois qu'il vient me voir, il fait un détour par cet
étage n'ayant absolument rien à voir avec ses fonctions ou avec les
miennes, dans l'espérance de croiser l'élue de son coeur.
Malheureusement,
Mike Boy n'est pas un fonceur. Lorsqu'une fille l'intéresse vraiment,
il devient angoissé et craint de faire piètre figure. Il s'inspire alors
quelque peu du célibataire poche
dans sa démarche, en fantasmant en secret (branlette) sur certaines
belles filles, en ne mettant toutefois jamais ses plans à exécution.
Bref, lorsque vient le temps d'agir, notre héros préfère s'abstenir, ou
prendre la fuite tel un petit animal effrayé par un gros camion.
-"Qu'est-ce que je devrais faire Pat? Est-ce que je devrais lui dire que je l'aime?"
-"Peut-être pas que tu l'aimes, mais invite là à dîner avec toi à la cafétéria!"
-"Tu devrais venir avec moi. On pourrait aller manger dans la petite salle où elle mange tous les midis!"
-"Ok, mais je suis sûr que tu feras pas de "move", même si elle est assise à la table à côté de nous !"
-"Oui c'est sûr, mais au moins elle va me voir de plus en plus avec le temps et ça va aider..."
Le
problème est que Michel espère que le hasard fera les choses à sa
place. Comme si la vie était sans fin et qu'on avait tout le temps du
monde devant nous. Et c'est ainsi que Mike va se promener au 4ème étage
tous les jours. Ne voulant pas harceler la dame de ses rêves, il se
promène dans tous les corridors de l'étage, sans jamais passer devant le
bureau de la demoiselle. Son objectif est simple: il erre sans but,
dans l'espérance que son chemin croisera celui de son hypothétique
dulcinée se rendant aux toilettes pour faire pipi. Malheureusement, en
ne dosant pas ses visites à cet étage, Mike Boy pourra possiblement
troubler certaines collègues de l'élue de son coeur et acquérir
l'indésirable réputation du gars inquiétant qui tourne en rond sans
raisons sur l'étage.
Que conseilleriez-vous à Mike Boy pour en arriver à ses fins sans avoir l'air d'un schizophrène?
Comme son nom l'indique, Penetrator s'adresse d'abord et avant tout aux jeunes enfants.
jeudi 19 avril 2007
jeudi 12 avril 2007
Faussons les sondages
Lorsqu'on m'appelle pour un sondage, soit que je réponds que mes parents
ne sont pas là (effectivement, ils sont pas vraiment là puisque
j'habite seul depuis 2 ans), soit que j'embarque dans un personnage et
décide de fausser le dit sondage avec des réponses incongrues.
Justement, ce soir, on m'appelait pour un sondage sur mes habitudes de consommation. Comme j'étais en train d'étudier pour mon examen de demain (relatif à ma formation de 3 jours dont j'ai parlé hier), un petit break s'imposait. J'ai donc accepté de répondre.
L'interviewer y va alors d'une série de questions plates. Dans le genre "Mangez-vous des céréales au moins une fois par mois?" ou "Si vous vous cherchez un logement, dans quelle source d'information irez-vous chercher votre information?". Avec des trucs du genre, j'avais pas vraiment l'occasion d'exercer ma fantaisie...
Par contre, rendu aux questions personnelles, je peux me laisser aller un peu plus.
À la question "Êtes-vous propriétaire ou locataire?" j'ai répondu propriétaire.
À la question "Combien de personnes résident actuellement dans votre foyer?" j'ai répondu 5 personnes.
À la question "Quel âge ont les membres de votre foyer qui sont âgés de 17 ans et moins?" j'ai répondu 1, 2 et 5 ans.
À la question "Êtes-vous le principal soutien financier de votre famille?" j'ai répondu Non.
À la question "Quel est votre revenu familial?" j'ai répondu entre 15 000 et 20 000$.
Bref, ce soir, je feelais comme un B.S. de 27 ans avec une belle grosse trallée de rejetons et une épouse caissière chez Valentine qui fait vivre la maisonnée. Et malgré tout ça, j'étais propriétaire d'une maison.
Faites-en autant. C'est ainsi que plus jamais les sondages publiés ne seront le reflet de la réalité.
Justement, ce soir, on m'appelait pour un sondage sur mes habitudes de consommation. Comme j'étais en train d'étudier pour mon examen de demain (relatif à ma formation de 3 jours dont j'ai parlé hier), un petit break s'imposait. J'ai donc accepté de répondre.
L'interviewer y va alors d'une série de questions plates. Dans le genre "Mangez-vous des céréales au moins une fois par mois?" ou "Si vous vous cherchez un logement, dans quelle source d'information irez-vous chercher votre information?". Avec des trucs du genre, j'avais pas vraiment l'occasion d'exercer ma fantaisie...
Par contre, rendu aux questions personnelles, je peux me laisser aller un peu plus.
À la question "Êtes-vous propriétaire ou locataire?" j'ai répondu propriétaire.
À la question "Combien de personnes résident actuellement dans votre foyer?" j'ai répondu 5 personnes.
À la question "Quel âge ont les membres de votre foyer qui sont âgés de 17 ans et moins?" j'ai répondu 1, 2 et 5 ans.
À la question "Êtes-vous le principal soutien financier de votre famille?" j'ai répondu Non.
À la question "Quel est votre revenu familial?" j'ai répondu entre 15 000 et 20 000$.
Bref, ce soir, je feelais comme un B.S. de 27 ans avec une belle grosse trallée de rejetons et une épouse caissière chez Valentine qui fait vivre la maisonnée. Et malgré tout ça, j'étais propriétaire d'une maison.
Faites-en autant. C'est ainsi que plus jamais les sondages publiés ne seront le reflet de la réalité.
mercredi 11 avril 2007
Jour de formation
Aujourd'hui, ce n'était pas une journée ordinaire. Tout d'abord, parce qu'on me qualifiait de pire blogueur de l'insipidosphère québécoise sur un blog et de charmant garçon sur un autre. Ensuite, parce que je recevais une autre de ces fameuses formations gouvernementales...
Mon patron m'avait chaudement recommandé de suivre une formation de 3 jours sur certaines notions essentielles à mon travail. Malgré ma désillusion himalayenne par rapport aux formations gouvernementales, j'ai accepté l'offre avec le sourire, en me disant que ça allait au moins rompre la routine.
À 8h15 ce matin, je prenais donc un taxi en direction de la Grande Allée. En chemin, je jase un peu avec le chauffeur, un sympathique quinquagénaire (ou peut-être même sexagénaire?). Il me fait part de ses expériences dans la conduite de fonctionnaires. J'apprends que plusieurs fourrent allègrement le système en prenant des coupons de taxi gouvernementaux pour aller se faire couper les cheveux la fin de semaine. Je lui dis que ces crosseurs me dégoûtent autant que lui. Avant de m'enflammer sur ce sujet et de descendre au grand complet la communauté fonctionnaire, je me dis que j'ai peut-être affaire à un espion (sympathisan de quelque gestionnaire) et je décide de me retenir dans mon déversement de fiel naissant.
J'arrive aux lieux de formation qui sont situés tout près de l'Hôtel Concorde. En pénétrant dans le local, j'apprends avec joie qu'il y a des muffins et du jus à volonté pour les participants. Je me prends donc un jus d'orange Minute Maid en cannette ainsi qu'un gros muffin avec des taches rouges dessus (qui semblent être des framboises). En prenant une bouchée, je suis grandement déçu car les taches rouges sont beaucoup moins bonnes qu'anticipé. Il s'agit plus de canneberges que de framboises. Première désillusion de la journée.
Quelques participants sont déjà arrivés et ont pris place dans la salle. Je m'asseois en avant de la salle dans le but d'être attentif et de ne pas voguer dans mes pensées toute la journée. Cependant, lorsque je vois le formateur et entend son timbre de voix, je décide de me déplacer d'une rangée vers l'arrière.
Une fois tout le monde arrivé, on se présente et je réalise avec bonheur que la plupart ne sont pas des employés de la fonction publique provinciale. Il y a tout de même deux employés de la fonction publique municipale (ville de Québec) dont une dame vraiment hideuse (avec un des pires rires guttural de fumeuse que j'aie jamais entendus ainsi qu'une dentition aussi répugnante que les pires dentiers utilisés pour la conception des "têtes à claques"). Cet échantillon unique me confirme ma théorie selon laquelle le fonctionnaire municipal typique se retrouve loin derrière le fonctionnaire provincial et le fédéral (qui sont déjà loin derrière l'être humain normal pour l'ensemble de leur oeuvre).
La journée de formation se déroule sans trop de heurts, bien que l'unique jeune femme présente (l'unique employée du gouvernement provincial mis à part moi-même) soit vraiment exaspérante avec ses interventions de parfaite "ginette connaissante". Vous savez, le genre de fille qui a un débit de 50 mots à la minute et qui s'exprime en disant des choses comme "Cet élément là n'est pas au coeur du problème, c'est plutôt une question de structure horizontale et blablablabla...". Bref, c'est exactement le genre de personne qui m'horripile et qui aurait besoin d'une bonne claque en arrière de la tête ou d'un croc-en-jambe bien placé pour revenir sur le plancher des vaches. Je me suis toutefois abstenu de pareilles interventions.
Comme les principes exposés n'étaient pas des plus accrocheurs, j'ai passé ma journée à penser à ma vie amoureuse, à des façons originales de faire de la pub pour mon blog (aller dans une salle de cours déserte à l'Université Laval et écrire www.levoyoudubayou.blogspot.com sur un tableau?) à mon retour d'impôt fédéral, aux chansons que j'allais chanter dans l'auto avec mes futurs passagers d'allo-stop et aux autres muffins qui avaient l'air encore meilleurs que celui que j'avais pris.
Je l'admets, je ne crois pas aux formations, ni à l'éducation supplémentaire dans un contexte d'employé gouvernemental qui détient un bac. Dans une job normale, c'est pas mal plus les compétences personnelles que les connaissances générales qui priment. Si quelqu'un sort d'une formation en se disant "Wow, ma vie vient de changer", tant qu'à moi, cette personne là ne savait pas travailler à la base.
Comme j'ai l'impression de ne pas avoir appris beaucoup de choses au cours de cette journée de formation (et il me reste 2 jours à faire encore!), je décide de voler 3 poches de thé vert pour mon amoureuse, Mélissa, qui aime bien ces petites gâteries. Si je suis aussi peu satisfait demain encore, j'en volerai au moins quatre autres.
Au retour, j'embarque dans un nouveau taxi encore une fois conduit par un quasi-retraité. L'homme est bien gentil, mais ses oreilles semblent au seuil de la putréfaction. Tout au long de la route, je me demande si ces dernières ne vont pas fondre en chemin.
Ma mère m'apprendra au cours du souper familial que ce pauvre homme souffrait peut-être d'une forme galopante de psoriasis. Je suis soulagé à l'idée que ce gentil vieillard ne soit pas tout à fait en voie de décomposition.
Mes contacts avec les chauffeurs de taxi furent donc l'élément le plus marquant de cette journée de formation gouvernementale qui s'est sans doute déroulée à grands frais. Et ça continue jeudi et vendredi...
Mon patron m'avait chaudement recommandé de suivre une formation de 3 jours sur certaines notions essentielles à mon travail. Malgré ma désillusion himalayenne par rapport aux formations gouvernementales, j'ai accepté l'offre avec le sourire, en me disant que ça allait au moins rompre la routine.
À 8h15 ce matin, je prenais donc un taxi en direction de la Grande Allée. En chemin, je jase un peu avec le chauffeur, un sympathique quinquagénaire (ou peut-être même sexagénaire?). Il me fait part de ses expériences dans la conduite de fonctionnaires. J'apprends que plusieurs fourrent allègrement le système en prenant des coupons de taxi gouvernementaux pour aller se faire couper les cheveux la fin de semaine. Je lui dis que ces crosseurs me dégoûtent autant que lui. Avant de m'enflammer sur ce sujet et de descendre au grand complet la communauté fonctionnaire, je me dis que j'ai peut-être affaire à un espion (sympathisan de quelque gestionnaire) et je décide de me retenir dans mon déversement de fiel naissant.
J'arrive aux lieux de formation qui sont situés tout près de l'Hôtel Concorde. En pénétrant dans le local, j'apprends avec joie qu'il y a des muffins et du jus à volonté pour les participants. Je me prends donc un jus d'orange Minute Maid en cannette ainsi qu'un gros muffin avec des taches rouges dessus (qui semblent être des framboises). En prenant une bouchée, je suis grandement déçu car les taches rouges sont beaucoup moins bonnes qu'anticipé. Il s'agit plus de canneberges que de framboises. Première désillusion de la journée.
Quelques participants sont déjà arrivés et ont pris place dans la salle. Je m'asseois en avant de la salle dans le but d'être attentif et de ne pas voguer dans mes pensées toute la journée. Cependant, lorsque je vois le formateur et entend son timbre de voix, je décide de me déplacer d'une rangée vers l'arrière.
Une fois tout le monde arrivé, on se présente et je réalise avec bonheur que la plupart ne sont pas des employés de la fonction publique provinciale. Il y a tout de même deux employés de la fonction publique municipale (ville de Québec) dont une dame vraiment hideuse (avec un des pires rires guttural de fumeuse que j'aie jamais entendus ainsi qu'une dentition aussi répugnante que les pires dentiers utilisés pour la conception des "têtes à claques"). Cet échantillon unique me confirme ma théorie selon laquelle le fonctionnaire municipal typique se retrouve loin derrière le fonctionnaire provincial et le fédéral (qui sont déjà loin derrière l'être humain normal pour l'ensemble de leur oeuvre).
La journée de formation se déroule sans trop de heurts, bien que l'unique jeune femme présente (l'unique employée du gouvernement provincial mis à part moi-même) soit vraiment exaspérante avec ses interventions de parfaite "ginette connaissante". Vous savez, le genre de fille qui a un débit de 50 mots à la minute et qui s'exprime en disant des choses comme "Cet élément là n'est pas au coeur du problème, c'est plutôt une question de structure horizontale et blablablabla...". Bref, c'est exactement le genre de personne qui m'horripile et qui aurait besoin d'une bonne claque en arrière de la tête ou d'un croc-en-jambe bien placé pour revenir sur le plancher des vaches. Je me suis toutefois abstenu de pareilles interventions.
Comme les principes exposés n'étaient pas des plus accrocheurs, j'ai passé ma journée à penser à ma vie amoureuse, à des façons originales de faire de la pub pour mon blog (aller dans une salle de cours déserte à l'Université Laval et écrire www.levoyoudubayou.blogspot.com sur un tableau?) à mon retour d'impôt fédéral, aux chansons que j'allais chanter dans l'auto avec mes futurs passagers d'allo-stop et aux autres muffins qui avaient l'air encore meilleurs que celui que j'avais pris.
Je l'admets, je ne crois pas aux formations, ni à l'éducation supplémentaire dans un contexte d'employé gouvernemental qui détient un bac. Dans une job normale, c'est pas mal plus les compétences personnelles que les connaissances générales qui priment. Si quelqu'un sort d'une formation en se disant "Wow, ma vie vient de changer", tant qu'à moi, cette personne là ne savait pas travailler à la base.
Comme j'ai l'impression de ne pas avoir appris beaucoup de choses au cours de cette journée de formation (et il me reste 2 jours à faire encore!), je décide de voler 3 poches de thé vert pour mon amoureuse, Mélissa, qui aime bien ces petites gâteries. Si je suis aussi peu satisfait demain encore, j'en volerai au moins quatre autres.
Au retour, j'embarque dans un nouveau taxi encore une fois conduit par un quasi-retraité. L'homme est bien gentil, mais ses oreilles semblent au seuil de la putréfaction. Tout au long de la route, je me demande si ces dernières ne vont pas fondre en chemin.
Ma mère m'apprendra au cours du souper familial que ce pauvre homme souffrait peut-être d'une forme galopante de psoriasis. Je suis soulagé à l'idée que ce gentil vieillard ne soit pas tout à fait en voie de décomposition.
Mes contacts avec les chauffeurs de taxi furent donc l'élément le plus marquant de cette journée de formation gouvernementale qui s'est sans doute déroulée à grands frais. Et ça continue jeudi et vendredi...
mardi 3 avril 2007
Marcel Leboeuf, mon rayon de soleil
Quand on n'est pas très inspiré et que la grisaille des premiers jours d'avril nous déprime quelque peu, qu'est-ce qu'on fait?
On écrit à une star québécoise pour passer le temps!
Comme j'ai toujours un peu méprisé Marcel Leboeuf et que son nom est pour moi synonyme de médiocrité, le choix de lui écrire s'est imposé de lui-même. Vous vous rappelerez possiblement certains de ses rôles (tous moins convaincants les uns que les autres) comme le pathétique concierge dans Chop Suey...
J'ai donc décidé de lui écrire un petit mot. Parions que ça lui fera bien plaisir.
De : Patrick (pb1979@hotmail.com)
Envoyé : 3 avril 2007 20:16:20
À : info@marcel.ca
Objet : Commentaires d'un fan parmi tant d'autres
Bonjour Marcel,
Je suis un jeune homme de près de 28 ans, habitant Lévis.
Je travaille pour la fonction publique provinciale depuis tout près de 5 ans. Je me dois d'avouer qu'il m'arrive souvent de constater avec effroi que ma vie y a perdu toute sa saveur. Au fil du temps, je me suis senti ternir de plus en plus, pour finalement avoir l'impression d'avoir pris la teinte de mes paravents.
Et que dire de mes collègues... Une horde de baby-boomers, laids, encroûtés et ankylosés par une vie à se tourner les pouces en ayant l'impression d'être utiles pour la société. Chaque jour qui passe me fait constater que la motivation n'est définitivement pas le dénominateur commun à la fonction publique. En fait, l'espérance de la retraite est l'unique motivation chez la plupart de ces fonctionnaires condamnés à une mort précoce suite à une inutile carrière passée à respirer de la crasse provenant des paravents les entourant.
Tu sais Marcel, quand je pense à toi, je me sens à des années lumières de la fonction publique. La fougue de tes rôles, comme celle du sympathique concierge dans Chop Suey, ou encore celle de l'autoritaire Directeur d'école de Virginie me permettent d'échapper quelques instants à la morosité du quotidien. C'est un de mes rares échappatoires quand je me sens écrasé par la lourdeur de mon quotidien.
La question que je me pose est la suivante: T'arrive t-il de présenter ta conférence sur la motivation à des groupes de fonctionnaires?
Je crois que cette formation "La passion selon Marcel" serait grandement bénéfique pour bon nombre de fonctionnaires. Surtout quand on sait que l'immense majorité, sinon la totalité de ces fonctionnaires cheminent vers le travail d'un pas pesant, tous les matins.
Merci de ton attention et continue d'être un porteur d'espoir.
On écrit à une star québécoise pour passer le temps!
Comme j'ai toujours un peu méprisé Marcel Leboeuf et que son nom est pour moi synonyme de médiocrité, le choix de lui écrire s'est imposé de lui-même. Vous vous rappelerez possiblement certains de ses rôles (tous moins convaincants les uns que les autres) comme le pathétique concierge dans Chop Suey...
J'ai donc décidé de lui écrire un petit mot. Parions que ça lui fera bien plaisir.
De : Patrick (pb1979@hotmail.com)
Envoyé : 3 avril 2007 20:16:20
À : info@marcel.ca
Objet : Commentaires d'un fan parmi tant d'autres
Bonjour Marcel,
Je suis un jeune homme de près de 28 ans, habitant Lévis.
Je travaille pour la fonction publique provinciale depuis tout près de 5 ans. Je me dois d'avouer qu'il m'arrive souvent de constater avec effroi que ma vie y a perdu toute sa saveur. Au fil du temps, je me suis senti ternir de plus en plus, pour finalement avoir l'impression d'avoir pris la teinte de mes paravents.
Et que dire de mes collègues... Une horde de baby-boomers, laids, encroûtés et ankylosés par une vie à se tourner les pouces en ayant l'impression d'être utiles pour la société. Chaque jour qui passe me fait constater que la motivation n'est définitivement pas le dénominateur commun à la fonction publique. En fait, l'espérance de la retraite est l'unique motivation chez la plupart de ces fonctionnaires condamnés à une mort précoce suite à une inutile carrière passée à respirer de la crasse provenant des paravents les entourant.
Tu sais Marcel, quand je pense à toi, je me sens à des années lumières de la fonction publique. La fougue de tes rôles, comme celle du sympathique concierge dans Chop Suey, ou encore celle de l'autoritaire Directeur d'école de Virginie me permettent d'échapper quelques instants à la morosité du quotidien. C'est un de mes rares échappatoires quand je me sens écrasé par la lourdeur de mon quotidien.
La question que je me pose est la suivante: T'arrive t-il de présenter ta conférence sur la motivation à des groupes de fonctionnaires?
Je crois que cette formation "La passion selon Marcel" serait grandement bénéfique pour bon nombre de fonctionnaires. Surtout quand on sait que l'immense majorité, sinon la totalité de ces fonctionnaires cheminent vers le travail d'un pas pesant, tous les matins.
Merci de ton attention et continue d'être un porteur d'espoir.
mardi 27 mars 2007
L'apocalypse
L'ile de Montréal n'a jamais été aussi isolée du reste du Québec
qu'aujourd'hui. Avec une belle ceinture adéquiste tout autour, il y a
fort à parier que bien des résidents du 514 ne voudront plus jamais
franchir aucun pont de peur d'attaper la maladie adéquiste.
Parce que c'est bien drôle aujourd'hui de lire certains blogueurs montréalais être angoissés à l'idée de voir une si forte opposition adéquiste. Comme si la 3ème guerre mondiale allait trouver ses sources dans l'élection d'hier, tels que certains commentaires lus sur le blog de Patrick Lagacé le laissent sous-entendre.
Il y a du ménage à faire. C'est un employé du gouvernement qui vous le dit. Je ne vois pas en quoi l'avis de Montréalais paniqués (et surtout totalement étrangers à la chose gouvernementale) devrait importer lorsqu'il est temps de parler de conséquences des coupures dans les dépenses de l'État. Vous ne savez pas ce dont vous parlez, encore une fois, sur votre ile de jos connaissants perdue au milieu du St-Laurent.
La vie est courte. Prenez une grande respiration et ça va passer. Si la politique est essentielle au bon fonctionnement de votre existence, c'est le temps de faire une grosse remise en question.
Parce que c'est bien drôle aujourd'hui de lire certains blogueurs montréalais être angoissés à l'idée de voir une si forte opposition adéquiste. Comme si la 3ème guerre mondiale allait trouver ses sources dans l'élection d'hier, tels que certains commentaires lus sur le blog de Patrick Lagacé le laissent sous-entendre.
Il y a du ménage à faire. C'est un employé du gouvernement qui vous le dit. Je ne vois pas en quoi l'avis de Montréalais paniqués (et surtout totalement étrangers à la chose gouvernementale) devrait importer lorsqu'il est temps de parler de conséquences des coupures dans les dépenses de l'État. Vous ne savez pas ce dont vous parlez, encore une fois, sur votre ile de jos connaissants perdue au milieu du St-Laurent.
La vie est courte. Prenez une grande respiration et ça va passer. Si la politique est essentielle au bon fonctionnement de votre existence, c'est le temps de faire une grosse remise en question.
mercredi 7 mars 2007
Les formations gouvernementales
Ce n'est pas d'hier que je me plais à mordre la main qui me nourrit.
En fait, on peut voir ça de cette manière ou encore comprendre que j'ai à coeur les deniers publics et que je ne comprends absolument rien à la gestion qui est faite des taxes et des impôts des contribuables. Parce qu'après tout, la main qui me nourrit, c'est celle qui pige dans vos poches.
Depuis bientôt 5 ans, je suis employé de la fonction publique. Et depuis bientôt 5 ans, j'ai eu droit à plusieurs formations/conférences offertes par mon employeur. La plupart étant bien souvent inutiles pour l'être humain capable de raisonner minimalement, mais tout de même divertissantes pour le fonctionnaire tanné de respirer la poussière des paravents crasseux qui l'entourent à journée longue.
Moult souvenirs en mon âme, lorsque j'aborde le sujet des formations coûteuses et peu révélatrices...
Je me rappelerai longtemps de cette conférence au Centre des congrès de Québec au cours de laquelle un important chef d'entreprise de Québec (L'Industrielle Alliance je crois?) nous faisait part de ses talents comme gestionnaire de haut-niveau. Bien que le prestigieux personnage paru comme étant fort sympathique, l'essentiel de son discours considérait à nous faire comprendre qu'un bon gestionnaire était gentil avec ses employés. Ainsi, pour lui, l'Halloween était un moment sacré et il était de son devoir de distribuer de petits bonbons et/ou palettes de chocolat à tous les employés le 31 octobre de chaque année. Résultat: Une facture d'au moins 100$ par employé de la fonction publique présent (au moins 1000 personnes étaient présentes cette fois là), pour assister à cette révélation choc.
Je me rappelerai aussi ces deux formations reçues au printemps 2006, au Campus Notre-Dame de Foy à St-Augustin. Ces deux formations ayant lieu à l'extérieur de mon lieu de travail, on m'a expliqué que je pouvais me faire rembourser mes frais de déplacement ainsi que mes frais de dîner. Résultat: On m'a versé 80 ou 90$ pour deux jours de formation qui pouvaient être considérées comme un quasi-congé. 80-90$ non imposables pour aller me faire former sur un sujet relativement inutile comme la conduite de réunion (on est structuré ou on l'est pas tabarnac, et c'est pas un cours qui va faire de nous un soudain employé structuré et performant). Ainsi, pendant que je mangeais mon sandwiche au jambon, accoté au dos d'un arbre sur le terrain du Campus, j'empochais 15$ de frais de dîner (et 30$ d'essence par jour).
Aujourd'hui, j'avais une autre formation. Une autre formation relativement peu édifiante bien que le formateur eut été sympathique et m'eut fait penser à Tom Hanks (j'avais le goût de le serrer dans mes bras, car j'ai toujours trouvé que Tom Hanks faisait pitié dans "Seul au monde"). À la fin de la formation, le formateur nous a remis un petit verre en chocolat dans lequel il nous a servi un porto de 1993. Fuck, vous rendez-vous compte? Pour que le gars nous serve un pareil cadeau, y faut tu qu'il veuille qu'on parle de lui en bien pour qu'il soit rappelé à nouveau et puisse empocher un autre substantiel montant pour une autre formation d'une journée? Je n'ai aucune idée du coût de son déplacement, mais selon moi c'était au moins 200$ par personne présente, et comme nous étions tout près de 20, on arrive à pas loin de 4000$. WOW, ça vaut la peine de payer l'essence 1,08$ du litre pour que ça finisse dans le salaire d'un formateur relativement peu utile qui investit une partie du magot récolté dans un porto servi à des fonctionnaires un mardi PM hein?
En vérité je vous le dis, il y a bien du ménage à faire dans la fonction publique.
En fait, on peut voir ça de cette manière ou encore comprendre que j'ai à coeur les deniers publics et que je ne comprends absolument rien à la gestion qui est faite des taxes et des impôts des contribuables. Parce qu'après tout, la main qui me nourrit, c'est celle qui pige dans vos poches.
Depuis bientôt 5 ans, je suis employé de la fonction publique. Et depuis bientôt 5 ans, j'ai eu droit à plusieurs formations/conférences offertes par mon employeur. La plupart étant bien souvent inutiles pour l'être humain capable de raisonner minimalement, mais tout de même divertissantes pour le fonctionnaire tanné de respirer la poussière des paravents crasseux qui l'entourent à journée longue.
Moult souvenirs en mon âme, lorsque j'aborde le sujet des formations coûteuses et peu révélatrices...
Je me rappelerai longtemps de cette conférence au Centre des congrès de Québec au cours de laquelle un important chef d'entreprise de Québec (L'Industrielle Alliance je crois?) nous faisait part de ses talents comme gestionnaire de haut-niveau. Bien que le prestigieux personnage paru comme étant fort sympathique, l'essentiel de son discours considérait à nous faire comprendre qu'un bon gestionnaire était gentil avec ses employés. Ainsi, pour lui, l'Halloween était un moment sacré et il était de son devoir de distribuer de petits bonbons et/ou palettes de chocolat à tous les employés le 31 octobre de chaque année. Résultat: Une facture d'au moins 100$ par employé de la fonction publique présent (au moins 1000 personnes étaient présentes cette fois là), pour assister à cette révélation choc.
Je me rappelerai aussi ces deux formations reçues au printemps 2006, au Campus Notre-Dame de Foy à St-Augustin. Ces deux formations ayant lieu à l'extérieur de mon lieu de travail, on m'a expliqué que je pouvais me faire rembourser mes frais de déplacement ainsi que mes frais de dîner. Résultat: On m'a versé 80 ou 90$ pour deux jours de formation qui pouvaient être considérées comme un quasi-congé. 80-90$ non imposables pour aller me faire former sur un sujet relativement inutile comme la conduite de réunion (on est structuré ou on l'est pas tabarnac, et c'est pas un cours qui va faire de nous un soudain employé structuré et performant). Ainsi, pendant que je mangeais mon sandwiche au jambon, accoté au dos d'un arbre sur le terrain du Campus, j'empochais 15$ de frais de dîner (et 30$ d'essence par jour).
Aujourd'hui, j'avais une autre formation. Une autre formation relativement peu édifiante bien que le formateur eut été sympathique et m'eut fait penser à Tom Hanks (j'avais le goût de le serrer dans mes bras, car j'ai toujours trouvé que Tom Hanks faisait pitié dans "Seul au monde"). À la fin de la formation, le formateur nous a remis un petit verre en chocolat dans lequel il nous a servi un porto de 1993. Fuck, vous rendez-vous compte? Pour que le gars nous serve un pareil cadeau, y faut tu qu'il veuille qu'on parle de lui en bien pour qu'il soit rappelé à nouveau et puisse empocher un autre substantiel montant pour une autre formation d'une journée? Je n'ai aucune idée du coût de son déplacement, mais selon moi c'était au moins 200$ par personne présente, et comme nous étions tout près de 20, on arrive à pas loin de 4000$. WOW, ça vaut la peine de payer l'essence 1,08$ du litre pour que ça finisse dans le salaire d'un formateur relativement peu utile qui investit une partie du magot récolté dans un porto servi à des fonctionnaires un mardi PM hein?
En vérité je vous le dis, il y a bien du ménage à faire dans la fonction publique.
lundi 5 mars 2007
Le courrier de lecteurs
Ce matin, j'allais une fois de plus consulter ma boîte de courriels par
automatisme. Oui, par automatisme, parce que depuis quelques mois, je ne
reçois plus rien à part la même "scrap" que vous recevez tous. Comme la
dite "scrap" ne comprend même plus les si percutants "enlarge your
penis", hotmail n'est plus du tout synonyme de divertissement.
Quelle ne fut donc pas ma surprise ce matin, lorsque je vis un message provenant d'un certain Luc. Son message allait comme suit:
Salut Voyou du bayou!
J'ai 43 ans et je trouve vraiment intéressant cette lettre....et tu as 100% raison....car le monde virtuel est entrain de tuer le réel des gens....sur ces sites tous semblent parfait..... les filles semblent tous épanouit....sportives....mais elles sont toujours devant leurs ordis à chatter...quelle sportive!!!!!!! en plus elles cherchent de belle oranges sur les tablettes de l'apparence...lâche pas et reste dans le live..the live is live
Luc
Tu sais mon cher Luc, (même si je ne sais pas trop à quel texte de mon blog tu fais référence) depuis que j'ai calissé le réseau contact hors de ma vie, je suis beaucoup plus serein. Je n'ai donc plus vraiment d'opinion par rapport à tout ça, parce que j'ai perdu beaucoup trop de temps avec ça pour y réfléchir davantage.
Tout ce que je peux dire, c'est que le monde est peuplé de gens ordinaires. Comme mon expérience de vie au niveau des rencontres internautes est riche et variée (et vaut au moins 43 ans de vie), je peux ajouter qu'Internet a une concentration encore plus importante de gens ordinaires. N'importe quel cave peut se partir un blog ou se créer une fiche attirante sur un réseau de rencontre. N'importe quel épais moindrement habile avec les mots peut réussir à transformer son existence terne et sans relief en aventure fabuleuse sur laquelle s'extasieront des centaines de fidèles lecteurs.
Je te donne donc raison, dans le fond. Mais que veux-tu, le jour où les gens seront capables d'aborder d'autres personnes au centre d'achats ou au dépanneur, j'imagine que les sites de rencontres mourront. Je souhaite cette mort, mais j'imagine que c'est pas demain la veille.
Et juste au moment où j'ai décidé d'arrêter de chercher et d'éliminer les sites de rencontres de ma vie, j'ai découvert une blogueuse qui aime Genesis et Pink Floyd, qui connait Michel Sardou, qui met du beurre de peanuts et de la confiture de framboises sur ses toasts, sur laquelle je me peux me coucher pour écouter Passe-Partout en mangeant des Doritos.
Je reste dans le superficiel, parce que vous ne méritez pas de savoir le reste. Mais essayez d'en trouver une fille sur qui vous allez pouvoir vous coucher en écoutant des épisodes de Passe-Partout en mangeant des Doritos, vous allez voir que c'est pas si facile que ça...
Je ne saisis pas trop le sens de l'expression (est-ce un clin d'oeil au hit des années 80 "Life is life"?) Quoiqu'il en soit, je t'accorde le mot de la fin: The live is live.
Quelle ne fut donc pas ma surprise ce matin, lorsque je vis un message provenant d'un certain Luc. Son message allait comme suit:
Salut Voyou du bayou!
J'ai 43 ans et je trouve vraiment intéressant cette lettre....et tu as 100% raison....car le monde virtuel est entrain de tuer le réel des gens....sur ces sites tous semblent parfait..... les filles semblent tous épanouit....sportives....mais elles sont toujours devant leurs ordis à chatter...quelle sportive!!!!!!! en plus elles cherchent de belle oranges sur les tablettes de l'apparence...lâche pas et reste dans le live..the live is live
Luc
Tu sais mon cher Luc, (même si je ne sais pas trop à quel texte de mon blog tu fais référence) depuis que j'ai calissé le réseau contact hors de ma vie, je suis beaucoup plus serein. Je n'ai donc plus vraiment d'opinion par rapport à tout ça, parce que j'ai perdu beaucoup trop de temps avec ça pour y réfléchir davantage.
Tout ce que je peux dire, c'est que le monde est peuplé de gens ordinaires. Comme mon expérience de vie au niveau des rencontres internautes est riche et variée (et vaut au moins 43 ans de vie), je peux ajouter qu'Internet a une concentration encore plus importante de gens ordinaires. N'importe quel cave peut se partir un blog ou se créer une fiche attirante sur un réseau de rencontre. N'importe quel épais moindrement habile avec les mots peut réussir à transformer son existence terne et sans relief en aventure fabuleuse sur laquelle s'extasieront des centaines de fidèles lecteurs.
Je te donne donc raison, dans le fond. Mais que veux-tu, le jour où les gens seront capables d'aborder d'autres personnes au centre d'achats ou au dépanneur, j'imagine que les sites de rencontres mourront. Je souhaite cette mort, mais j'imagine que c'est pas demain la veille.
Et juste au moment où j'ai décidé d'arrêter de chercher et d'éliminer les sites de rencontres de ma vie, j'ai découvert une blogueuse qui aime Genesis et Pink Floyd, qui connait Michel Sardou, qui met du beurre de peanuts et de la confiture de framboises sur ses toasts, sur laquelle je me peux me coucher pour écouter Passe-Partout en mangeant des Doritos.
Je reste dans le superficiel, parce que vous ne méritez pas de savoir le reste. Mais essayez d'en trouver une fille sur qui vous allez pouvoir vous coucher en écoutant des épisodes de Passe-Partout en mangeant des Doritos, vous allez voir que c'est pas si facile que ça...
Je ne saisis pas trop le sens de l'expression (est-ce un clin d'oeil au hit des années 80 "Life is life"?) Quoiqu'il en soit, je t'accorde le mot de la fin: The live is live.
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